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Les cahiers de la sécurité industrielle

La collection Les Cahiers de la sécurité industrielle est  publiée par l'Institut et la Fondation pour une culture de sécurité industrielle.

Elle rassemble des ouvrages  issus de travaux de recherche et de réflexions menées par les groupes d'échanges de l'Icsi. Elle approfondit différentes thématiques de la sécurité industrielle telles que la concertation, l'arbitrage ou les facteurs humains et organisationnels.

Les cahiers de la sécurité industrielle sont librement téléchargeables au format PDF.



Les facteurs humains et organisationnels de la sécurité


2015-01


Les auteurs ont étudié les processus quotidiens de prise de décision en présence d'incertitude, à l'aide d'une étude de terrain (field study) dans le secteur médical. Le travail s'inscrit dans la tradition de recherche en naturalistic decision-making (ndm), qui vise à comprendre comment des personnes travaillant dans un environnement critique conceptualisent et internalisent les incertitudes, comment ils les gèrent pour parvenir à prendre de bonnes décisions dans leur activité quotidienne.

Les auteurs ont développé et testé un module de formation sur la prise de décision en groupe, en collaboration avec un centre hospitalier universitaire en Autriche. La formation porte sur l'anesthésie et les soins intensifs. Son objectif était d'aider les participants à améliorer leur performance dans les processus de décision en groupe. La formation se focalisait sur l'acquisition des connaissances et de l'expérience nécessaires à une bonne prise de décision.

Ce rapport documente la dernière phase d'un projet de recherche sur la décision en groupe en situation d'incertitude. Il décrit le développement du module de formation, sa mise en oeuvre, les résultats obtenus et les améliorations apportées à la suite d'une évaluation effectuée avec les personnes ayant suivi des sessions pilotes.

2014-04

FHOS : l'analyse approfondie d'évènement
Groupe de travail "Amélioration du processus d'analyse d'incidents". rédaction coordonnée par Myriam Promé-Visinoni - 82 pages


La question centrale de ce cahier est celle de l'identification des causes profondes d'une séquence ayant conduit à une situation incidentelle ou accidentelle. Cette approche s'inscrit dans une problématique générale du retour d'expérience pour la prévention des accidents.

Refusant de concevoir un événement comme le résultat d'un concours de circonstances malheureux et considérant qu'une erreur humaine ne peut pas être la seule cause profonde d'un événement, ce cahier aide à analyser l'origine d'un événement afin d'éviter sa récurrence. Il doit donc être compris comme un partage de l'expérience des auteurs et doit aider chacun à situer ses propres pratiques et à les faire évoluer des analyses d'événement au regard de l'approche proposée.


2014-06

Autonomie, éloignement et culture sécurité
Groupe d'échange Icsi "Groupe d'échange Autonomie, éloignement et culture sécurité"


Ce cahier est le fruit des réflexions du Groupe d’échange (GEc) « autonomie, éloignement et culture de sécurité » de l’ICSI au terme d’une première phase de deux ans de travail. Ce cahier est un recueil de situations auxquelles sont confrontées les entreprises composées en partie de salariés en situation d’éloignement et d’autonomie. Il met en lumière les difficultés des acteurs de ces entreprises à maintenir l’écoute, à connaître le travail réel, à mobiliser, à « faire passer des messages » à des salariés que l’on rencontre très peu.

 Il illustre aussi par des exemples comment certaines entreprises de divers secteurs d’activités essayent de s’organiser pour appliquer leur politique et leur culture de sécurité auprès d’une population éparse.

2014-02

Compétences en sécurité
Groupe d'échange "Compétences en sécurité" de l'Icsi - 88 pages


Ce cahier reprend les outils et les méthodes utilisés par les participants du GEc pour permettre aux responsables de la maîtrise des risques d’une structure (site industriel, entreprise, municipalité, association…) d’identifier, d’acquérir et de maintenir les compétences nécessaires à la conduite de ses opérations avec le niveau de sécurité requis.

Après avoir défini précisément quelles étaient les compétences en sécurité, les participants du GEc ont présenté leur GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et compétences), en focalisant leur propos sur les moyens mis en place dans la définition et la transmission des compétences, en cas de changement de poste, de départ à la retraite ou de restructuration.

Ils ont largement exposé les principales difficultés rencontrées dans la transmission des compétences et apporté quelques propositions concrètes. In fine, au-delà des compétences individuelles autour de l’évaluation des risques et de leur traitement dans les domaines de la santé sécurité, c’est aussi et peut-être plus, le « collectif apprenant » qui va être nécessaire dans l’avenir. La gestion des compétences devient alors une composante essentielle de l’évolution de la culture sécurité.

2013-11

A field study of group decision-making in health care
Juliane Marold, Ruth Lassalle, Dietrich Manzey, Markus Schöbel - 34 pages



Ce travail s'inscrit dans la tradition de recherche en naturalistic decision-making (NDM), qui vise à comprendre comment des personnes travaillant dans un environnement critique conceptualisent et internalisent les incertitudes, comment ils les gèrent pour parvenir à prendre de bonnes décisions dans leur activité quotidienne.

Les auteurs ont étudié les processus quotidiens de prise de décision en présence d'incertitude, à l'aide d'une étude de terrain dans le secteur médical. Le travail s'appuie sur l'observation de réunions de professionnels de la santé au cours desquelles sont décidées des options de traitement pour personnes atteintes d'un cancer, ainsi que sur des questionnaires remplis par les médecins participant à ces réunions. Les chercheurs ont analysé les stratégies employées par les personnes pour faire face à l'incertitude, ainsi que l'ordre dans lequel ces stratégies sont utilisées. Les caractéristiques des décisions dont les processus de prise de décision ont été jugées par les experts impliqués comme étant « bonnes » ou « acceptables » ont été analysées.

Cette recherche identifie une nouvelle source d'incertitude qui n'avait pas été trouvée lors d'études NDM précédentes : l'existence d'opinions divergentes parmi les membres du groupe de décideurs. La présence d'un fort gradient hiérarchique lors des réunions est perçue comme contribuant à une mauvaise performance du processus de décision.

Les auteurs, Juliane Marold, Ruth Lassalle et Dietrich Manzey (TU Berlin) ainsi que Markus Schöbel (Universität Basel, Suisse), suggèrent un certain nombre de techniques qui pourraient être employés pour améliorer la performance du processus de prise de décision.

2013-05

François Daniellou - 105 pages

Une démarche Facteurs Humains et Organisationnels (FHO) en conception vise à abiliser les décisions, en anticipant les conséquences des choix techniques et organisationnels sur le travail humain qui se déroulera dans les conditions d'exploitation futures. Pour favoriser des interventions humaines performantes et sûres, la démarche FHO se base sur une analyse approfondie de l'activité humaine dans les situations existantes, et sur une simulation de l'activité probable lors des futures opérations, en fonction des options techniques et organisationnelles qui se dessinent.

Elle suppose la mise en place d'une maîtrise d'ouvrage forte, porteuse de la volonté, une articulation précise avec la maîtrise d'oeuvre, et une participation de diérents acteurs, notamment exploitants. Les étapes de la démarche FHO doivent être planiées dès le début de l'avant-projet et s'étendent jusqu'à l'évaluation après démarrage.


2012-06

Hervé Laroche, Véronique Steyer - 40 pages

Les théories du sensemaking, ou fabrication de sens, analysent la manière dont ceux qui participent à une action, et qui sont confrontés à une interruption, répondent à deux questions: Que se passe-t-il? Que faut-il faire maintenant? Les personnes plongées dans l'action ont souvent des difficultés à rester au contact du monde, et cette faillite de la fabrication du sens peut avoir des conséquences dramatiques. En s'appuyant sur de nombreuses études de cas, les auteurs présentent les fondements de la théorie du sensemaking - due au célèbre psychosociologue américain Karl Weick - et ses principaux apports.

Le document s'intéresse aux différents facteurs et éléments influençant la capacité des participants à une action à rester en «contact» avec ce qu'il se passe dans «le monde». Notamment, il examine les difficultés à détecter des signes de dégradations de la sécurité, à signaler des anomalies, à adapter son action et à improviser de façon appropriée face à des situations imprévues. Il souligne notamment l'importance de la qualité des interactions entre membres d'un collectif de travail, à adapter les processus de décision pour que expertise et expérience priment sur hiérarchie (et permettre que les décisions à fort impact soient prises par les personnes disposant de la meilleure connaissance de la situation), ainsi que la manière dont le cadre et la culture organisationnels peuvent faciliter ou entraver la fabrication d'un sens menant à une action adaptée. Les facteurs pouvant influer sur le sensemaking sont analysés selon quatre axes: les facteurs individuels, les caractéristiques de la situation de travail, les facteurs liés au collectif de travail, et l'impact des processus d'organisation.

En fin de document, cinq principes d'organisation visant à contrer les différents phénomènes négatifs liés à la perte de sens face à une situation risquée sont exposés.

2012-05

Juliane Marold, Ruth Wagner, Dietrich Manzey, Markus Schöbel - 47 pages


The authors have studied daily decision-making processes in groups under uncertainty, with an exploratory field study in the medical domain. The work follows the tradition of naturalistic decision-making (NDM) research. It aims to understand how groups in this high reliability context conceptualize and internalize uncertainties, and how they handle them in order to achieve effective decision-making in their everyday activities. Analysis of the survey data shows that uncertainty is thought of in terms of issues and sources (as identified by previous research), but also (possibly a domain-specific observation) as a lack of personal knowledge or skill. Uncertainty is accompanied by emotions of fear and shame. It arises during the diagnostic process, the treatment process and the outcome of medical decision making.

The most frequently cited sources of uncertainty are partly lacking information and inadequate understanding owing to instability of information. Descriptions of typical group decisions reveal that the individual himself is a source of uncertainty when a lack of knowledge, skills and expertise is perceived. The group can serve as a source of uncertainty if divergent opinions in the decision making group exist. Three different situations of group decisions are identified: Interdisciplinary regular meetings (e.g. tumor conferences), formal ward meetings and ad hoc consultations. In all healthcare units concerned by the study, only little use of structured decision making procedures and processes is reported. Strategies used to handle uncertainty include attempts to reduce uncertainty by collecting additional information, delaying action until more information is available or by soliciting advice from other physicians. The factors which ultimately determine group decisions are hierarchy (the opinion of more senior medical staff carries more weight than that of junior staff), patients' interest and professional competence. Important attributes of poor group decisions are the absence of consensus and the use of hierarchy as the predominant decision criterion. On the other hand, decisions judged to be effective are marked by a sufficient information base, a positive discussion culture and consensus.

The authors identify four possible obstacles to effective decision making: a steep hierarchy gradient, a poor discussion culture, a strong need for consensus, and insufficient structure and guidance of group decision making processes. A number of intervention techniques which have been shown in other industries to be effective in improving some of these obstacles are presented.

2012-03

François Daniellou - 143 pages


Ce Cahier fait suite à celui intitulé Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle: un état de l'art (CSI-2010-02). Sur tous les domaines concernés par les FHOS, il propose une série de questions permettant d'évaluer les forces et les faiblesses d'un site dans ce domaine. Il peut guider la réflexion individuelle d'un manager ou d'un représentant du personnel, et peut aussi servir à favoriser le débat collectif sur tout ou partie des questions soulevées. Ce n'est pas un guide d'audit, mais un support à la réflexion individuelle et collective pour continuer à progresser dans le champ des FHOS.

2011-07

Groupe de travail "Leadership in safety" - 104 pages


Ce document est destiné à fournir une aide aux responsables des unités opérationnelles ainsi qu'aux membres de CHSCT pour développer leur leadership dans le domaine de la sécurité. Il vise à donner des principes simples et des exemples pratiques qui pourront être facilement transposés pour s'adapter au contexte de chacun. En premier lieu, il s'adresse directement aux personnes dans les positions suivantes: directeurs d'usine, chefs de projet construction, chefs d'arrêt maintenance, animateurs HSE, chefs d'équipe, secrétaires ou membres de CHSCT et, plus généralement, à toute personne qui s'intéresse à la sécurité dans une installation industrielle, voire une entreprise de services. Il peut notamment présenter un intérêt particulier pour les formations initiales ou continues.


2010-02

François Daniellou, Marcel Simard, Ivan Boissières - 134 pages


Ce document propose une synthèse des connaissances sur les facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle. Il s'attache à intégrer les facteurs humains et organisationnels dans les politiques et pratiques de sécurité industrielle nécessite de pouvoir s'appuyer sur des connaissances nouvelles ouvrant aux sciences humaines et sociales (ergonomie, psychologie, sociologie, etc.), tout en faisant le lien avec des problématiques opérationnelles concrètes.




Les nouveautés



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Les Cahiers de la sécurité industrielle sont référencés grâce à deux numéros ISSN :
ISSN 2100-3874 pour leur version imprimée et ISSN 2268-4174 pour leur version en ligne.








La concertation sur les risques industriels


2015-06

Le risque industriel dans la presse écrite de 1970 à 2010
Une étude dans la vallée du Rhône

Julien Auboussier, Eva-Marie Goepfert, Isabelle Garcin-Marrou - 77 pages


Ce cahier de la sécurité industrielle analyse le traitement de la question des risques industriels dans la Vallée du Rhône au prisme de la presse écrite locale et nationale de 1970 à 2010. Comment parle-t-on du risque industriel dans la presse écrite ? Comment la presse se saisit-elle de la thématique « concertation » ? La presse reflète-t elle/oriente-t-elle les conflits/compromis liés à la présence de l'industrie à risque ? En choisissant leur angle de traitement des questions liées aux risques industriels, les journaux pèsent-ils sur le débat public et jouent-ils sur la configuration des discussions entre les différents acteurs ?

C'est à ces questions que ce Cahier de la sécurité industrielle tente de répondre, par l'analyse quantitative et qualitative de plus de 600 articles de presse et documents d'archives.

2014-05

Concertation et réalités territoriales
Les leçons de Salaise sur Sanne

Mathieu Leborgne, rédaction coordonnée par Caroline Kamaté - 111 pages


L'objectif de l'étude relatée dans ce Cahier, à l'initiative de la mairie de Salaise sur Sanne, est d'établir un diagnostic sociologique en vue d'ébaucher un éventuel dispositif de concertation expérimental sur les risques industriels. L'enjeu de la démarche : comment et à quelles conditions, s'inspirant en partie de ce qui avait pu être mis en place à Feyzin dans le cadre d'une Conférence riveraine, la mairie de Salaise pourrait-elle structurer de manière pérenne un groupe de citoyens autour de la concertation sur la gestion des risques industriels ?

Installée sur la plateforme chimique de Roussillon, la ville-usine qu'a longtemps été Salaise voir aujourd'hui son profil socio-démographique évoluer, du fait notamment de sa proximité de Lyon : au rajeunissement de la population se greffe un recrutement social de type « classes moyennes supérieures » dont les valeurs et les rapports au territoire sont renouvelés.

Ce cahier apporte, sur la base de la description méthodologique d'un diagnostic territorial qualitatif et quantitatif, des éléments de réflexion sur les possibles de la concertation, mais aussi sur les freins ou les inerties locales. La complexité territoriale s'affirme ici très clairement. C'est une des leçons que le territoire salaisien, dans toute la profondeur de ses relations avec l'activité chimique, laisse entrevoir et nous permet d'interroger.

2013-10

Introduction à la résilience territoriale
Enjeux pour la concertation

Antoine Le Blanc, Irénée Zwarterook - 22 pages


Ce cahier est une brève introduction au concept de résilience en sciences sociales. Il présente les intérêts qu'il peut y avoir à aborder la gestion des risques à l'échelle d'un territoire industriel sous cet angle. Les auteurs y exposent leur positionnement scientifique : ils se focalisent notamment sur l'amélioration des pratiques de concertation comme un des éléments qui participeraient à une meilleure résilience du territoire face aux risques. Le groupe de recherche Irénée Zwarterook étudie l'agglomération dunkerquoise depuis plusieurs années, en termes de perception des risques et de fonctionnement de la concertation liée à l'élaboration des PPRT [Zwarterook 2010]. Confrontés à leur posture théorique, les résultats précédemment obtenus permettent aux auteurs de proposer Dunkerque et sa région comme terrain pertinent pour poursuivre et élargir les travaux d'analyse et d'amélioration de la gestion des risques industriels dans une optique de meilleure résilience territoriale.

2013-09

La concertation sur les risques industriels
10 pistes d'amélioration

Antoine Le Blanc, Nicolas Grembo, Christophe Gibout, Irénée Zwarterook - 17 pages


Ce document est une aide à la réflexion proposée par les chercheurs du Groupe de recherche Irénée Zwarterook (GRIZ) et destinée aux acteurs de la sécurité industrielle. Constitué de 10 fiches-actions, il suggère des pistes opérationnelles pour améliorer la concertation sur le PPRT et la gestion des risques industriels en agissant sur trois domaines : la réglementation, la formation, les outils.

Le contenu de ces fiches-actions est issu à la fois du point de vue théorique adopté par le GRIZ et du diagnostic de terrain qu'il a effectué, c'est-à-dire les grands axes qui se dégagent des études de cas qu'il a réalisées dans le Dunkerquois. Le GRIZ y a observé et étudié la concertation sur les PPRT, notamment au sein des CSS.

Dunkerque, par son histoire industrielle et sociale, l'implantation géographique de ses nombreux sites Seveso et son historique déjà « ancien » de concertation sur les risques, est un territoire particulièrement pertinent pour l'analyse des pratiques actuelles et la proposition d'axes de progrès. Pour aller plus loin, le lecteur intéressé trouvera une bibliographie indicative en fin de document.

2013-08

Les PPRT dans le Dunkerquois
Des artifices d'une concertation obligée à la construction de compromis

Nicolas Grembo, Antoine Le Blanc, Christophe Gibout, Irénée Zwarterook - 77 pages


Ce cahier présente une analyse de la concertation dans le cadre de l'élaboration des PPRT à Dunkerque. Il met en exergue les problèmes liés aux décalages entre les textes législatifs et la pratique locale de la concertation. Il montre que les acteurs locaux de la concertation, notamment les acteurs traditionnels de la gestion du risque, ajustent la concertation voire remettent en cause les textes législatifs de manière à garder une certaine emprise sur celle-ci et plus généralement sur la gestion des risques industriels. Par conséquent, les instances de concertation ne peuvent remplir pleinement leur rôle dans l'élaboration des PPRT, n'intégrant pas réellement les nouveaux acteurs de la gestion du risque (collèges « riverains » et « salariés »). Le CLIC et les POA n'ont pas de réel pouvoir dans l'élaboration des PPRT et deviennent alors le versant officiel et visible de négociations qui se déroulent largement dans l'informel et l'interpersonnel. Ce double versant de la concertation, malgré une perte d'information et de transparence, apparaît relativement consenti et accepté.

À Dunkerque, les adaptations locales montrent une forme différente d'évolution de la gestion du risque, révèlent des dynamiques intéressantes qui, indépendamment de la volonté des acteurs, peuvent conduire à des solutions qui répondent aux attentes des différentes parties prenantes. Ainsi, les échanges informels, hors structure formalisée de concertation, sont inévitables, mais ils peuvent être productifs : il convient de ne pas les nier, mais de les rendre transparents et légitimes. Il en va de même pour les conflits entre acteurs, usages, ou territoires : encadrés et dans une atmosphère sereine, ils sont utiles, démocratiques et peuvent porter des fruits, tandis que larvés ou niés, ils empoisonnent la concertation et nuisent à la prévention des risques. L'analyse des cas étudiés à Dunkerque et leur confrontation théorique et pratique aux évolutions de la gestion des risques permet de proposer quelques pistes d'évolution concrètes, dans l'objectif d'améliorer la concertation d'un point de vue fonctionnel, réglementaire, organisationnel ou émotionnel.


2012-09

Marie-Gabrielle Suraud - 22 pages


Ce document, principalement axé sur le fonctionnement des CLIC, aborde dix thématiques représentatives des interrogations que soulève la concertation sur les risques industriels. Il a pour objectif de faire un bref état des lieux de la concertation sur les risques industriels en France en questionnant, entre autres, les effets de la participation citoyenne sur la prise en compte des risques industriels. Il évoque également les difficultés liées à la divergence des points de vue dans ce domaine, (notamment sur la question des PPRT), le rôle de l'État et l'émergence d'initiatives de démocratie participative au niveau local.

2012-02

Odile Piriou et Pierre Lénel - 35 pages


Ce Cahier est le dernier issu de la recherche collaborative conduite sur plusieurs années par Odile Piriou et Pierre Lénel du LISE (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique, CNAM-CNRS) sur un nouveau modèle de démocratie participative sur les risques technologiques: la DPR (Démocratie Pratique Raisonnable). Il a été réalisé à la suite de trois Cahiers de la sécurité industrielle présentant les résultats de cette collaboration inédite entre chercheurs, acteurs de l'Icsi, industriels, élus et riverains, collaboration dont la partie expérimentale a été la mise en place, l'étude et l'évaluation de la Conférence Riveraine de Feyzin, dispositif innovant de concertation sur les risques industriels. Ce Cahier représente, nourri du retour d'expérience de ces années d'étude et de fonctionnement de la Conférence Riveraine, un outil pour aider à mettre en place sur d'autres sites industriels des dispositifs de concertation sur les risques relevant de la DPR. Il y décrit les objectifs de la DPR, les principes de son fonctionnement, ainsi que les bonnes pratiques et les écueils à éviter pour sa bonne mise en œuvre.

2012-01

Odile Piriou et Pierre Lénel - 71 pages


La Conférence Riveraine est un dispositif participatif de type nouveau mis en œuvre en 2007 à Feyzin, commune du Grand-Lyon touchée en 1966 par l'explosion de la raffinerie Rhône Alpes à l'époque. Ce dispositif est destiné à favoriser la participation des riverains à la gestion du risque. Il est né d'une collaboration inédite entre riverains, industriels, une municipalité, un groupement d'intérêt scientifique et des chercheurs.

Tout en conservant une représentativité du territoire, la Conférence Riveraine a privilégié le principe du volontariat, s'éloignant dans son mode d'élaboration des critères sociologiques les plus courants. Le cadre démocratique de la participation a été construit avec l'ensemble des acteurs, les thèmes de la Conférence sont choisis par les riverains et discutés pour définir des axes concrets de progrès et engager à court, moyen et/ou long terme une action. En effet, la politique n'est pas d'abord l'exercice du pouvoir, ou la lutte contre le pouvoir «en place», mais un «travail d'ordonnancement, et la première question politique est de savoir quels objets et quels sujets concernent les personnes qui sont aptes à les discuter et à les désigner». Au sein de la Conférence Riveraine, au delà des thèmes élus comme le risque technologique, les nuisances et la pollution, ces objets politiques ont aussi été l'élaboration d'une charte de la participation des membres et l'intégration comme acteur es qualité de la négociation dans le processus étatique de définition des contours et critères pour le PPRT.

La Conférence Riveraine mobilise, depuis 2007, une trentaine de riverains, des élus et des représentants de l'industrie. Les sociologues du LISE, qui ont proposé le modèle de démocratie participative sous-tendant le dispositif, se sont également engagés à accompagner sa mise en place et ses premiers pas. Ce Cahier, troisième consacré à la Conférence Riveraine, rapporte le retour d'expérience qu'ils font après un premier mandat de trois ans du dispositif. Certes, les résultats de certaines des actions engagées sont encore à venir, mais cette démocratie participative raisonnable fonctionne. Ce Cahier en présente une évaluation au regard des objectifs qu'elle s'était fixés et en dégage les spécificités en la comparant à deux autres dispositifs de concertation, le Clic de Feyzin et le S3PI de Toulouse. Les chercheurs en identifient les facteurs de succès, les freins et les limites. En s'appuyant également sur les travaux du groupe de travail «Évaluation» de la Conférence et sur certains des résultats d'un organisme indépendant que ce dernier a mandaté, ils proposent des axes de progrès, matérialisés pour certains par l'amendement de la charte pour un second mandat de trois ans. Ces éléments se doivent d'être aussi génériques que possible dans une optique de transposition de l'expérience Conférence Riveraine à d'autres sites industriels comparables.

2011-05

Groupe d'échange "Vers un contrat social négocié" de l'Icsi - 28 pages


Ce document est le fruit des réflexions du groupe d'échange «Vers un contrat social négocié» de l'ICSI après une première phase d'un peu plus d'un an de travail. Depuis sa création début 2010, l'objectif de ce GEc est de permettre aux parties prenantes de témoigner de leurs besoins et de leurs attentes, de débattre de leur vision des priorités et de solutions à mettre en oeuvre pour améliorer le «vivre ensemble» et dépasser le «vivre avec» l'industrie à risques. Les réunions ont regroupé nombre de participants représentatifs des acteurs concernés; ils sont issus de sociétés industrielles génératrices de risques, d'associations de riverains, de collectivités territoriales et de leurs établissements publics de coopération, de syndicats, d'établissements universitaires, d'instituts et centres de recherche, etc.

Ce cahier interroge les difficultés de cohabitation entre la population et les activités industrielles générant des risques, thématique sensible puisqu'associée à des enjeux de développement économique, de confort, mais pouvant porter atteinte à l'intégrité de la vie humaine. Le sujet est d'autant plus délicat qu'il s'agit de potentialités d'incidents ou d'accidents, non traitables facilement par l'extérieur quand on évoque le fonctionnement ordinaire des installations. Si le groupe a axé ses réflexions sur les risques d'accidents majeurs, il a également soulevé la question des risques chroniques. Ces derniers sont perçus de manière spécifique, affectent parfois le quotidien des riverains et sont susceptibles de nuire à l'environnement et/ou la santé publique à plus ou moins brève échéance. Au fil des témoignages, des expériences remontées du terrain par ses participants, de l'identification de différentes pratiques existantes, le Groupe d'échange a établi des constats, rapporté des problèmes, souligné des manques.

2011-04

Amaris, Icsi - 30 pages


En France, plus de 900 communes sont concernées par un risque technologique majeur, en raison de leur proximité avec un site Seveso seuil haut. Aujourd'hui, ces communes sont toutes impactées par la mise en place de Plans de prévention des risques technologiques (PPRT) prévue par la loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages. Ce cahier expose, en dix thématiques, certaines des questions soulevées par la mise en place des PPRT et auxquelles les élus se trouvent désormais confrontés. Le point de vue exprimé ici est donc celui des élus; il ne reflète pas une position partagée par tous les acteurs concernés par les PPRT. Il importe cependant de rappeler que la mission de l'Icsi est de fédérer l'ensemble des parties prenantes de la sécurité industrielle et de favoriser, entre autres au travers de ses publications, l'expression de chacune d'elles. Le projet de ce cahier est d'ailleurs né lors des réunions du groupe d'échange «Vers un contrat social négocié» de l'Icsi. Ce dernier a rassemblé, dans un autre cahier en 10 questions, certaines des attentes de tous les acteurs en termes de «vivre ensemble» avec l'industrie à risques (Industries à risques technologiques: un enjeu de société à négocier?).

2010-08

Odile Piriou et Pierre Lénel - 36 pages


La Conférence Riveraine est une expérience de démocratie participative pratique et raisonnable, un espace public de compréhension et d'action pragmatique de la démocratie, revitalisant l'engagement politique citoyen dans les affaires de la cité. Elle a été mise en oeuvre en 2007, à Feyzin, commune du Grand-Lyon touchée en 1966 par l'explosion de la raffinerie. Ce dispositif participatif de type nouveau est destiné à favoriser la participation des riverains à la gestion du risque. Cet espace démocratique est né d'abord d'une collaboration inédite construite entre des riverains, des industriels, une municipalité, un groupement d'intérêt scientifique et des chercheurs. Ce deuxième cahier décrit le processus d'élaboration de ce modèle, sa justification théorique ainsi que les principes sur lesquels il repose. Il expose enfin quelques règles de fonctionnement du dispositif ainsi qu'une courte synthèse du rôle de certains acteurs clés, application en pratique du modèle de participation choisi.

2010-07

Collectif Irénée Zwarterook - 124 pages


Ce document présente les résultats d'une étude de la perception des risques et nuisances industriels dans l'agglomération dunkerquoise, ainsi qu'une analyse de la perception et du fonctionnement de différentes structures de concertation consacrées à ces questions. Les auteurs analysent la façon dont les tensions entre risques et bénéfices socio-économiques liés à l'activité industrielle sont ressenties et gérées sur ce territoire fortement industrialisé, où différents acteurs sont engagés dans le projet commun d'articulation du développement industriel et d'amélioration de la qualité environnementale.

Les chercheurs ont interrogé les Dunkerquois sur leur environnement, leur cadre de vie, leur perception des risques industriels, leur connaissance des consignes à appliquer en cas d'accident industriel, et la confiance qu'ils accordent à différents acteurs chargés de la gestion des risques. Ce travail s'appuie sur une enquête par questionnaire qui visait, en produisant de la connaissance sociologique sur ces thématiques, à intégrer l'analyse des perceptions et des opinions des habitants dans la réflexion sur la gestion des risques à l'échelle de leur territoire.

Ensuite, les chercheurs ont analysé comment la prévention et la gestion des risques et des pollutions industrielles pouvaient donner lieu à une action concertée. Les entretiens conduits auprès des industriels, élus, représentants de services de l'État, associations, syndicats ont permis d'analyser plus finement les enjeux, les objectifs, les résultats, les motivations des différents acteurs mais aussi les limites de la «concertation».

L'étude indique que 74% des Dunkerquois se déclarent plutôt ou très exposés

2010-04

Odile Piriou et Pierre Lénel - 63 pages


Ce cahier présente une expérience de démocratie participative pratique et raisonnable, un espace public de compréhension et d'action pragmatique de la démocratie, revitalisant l'engagement politique citoyen dans les affaires de la cité. Il a été mis en oeuvre en 2007, à Feyzin, commune du Grand-Lyon touchée en 1966 par l'explosion de la raffinerie Rhône-Alpes. Ce dispositif participatif de type nouveau, appelé Conférence Riveraine, est destiné à favoriser la participation des riverains à la gestion du risque. Possible et réalisable, un tel dispositif mobilise des ressources humaines, techniques, scientifiques, économiques et politiques spécifiques. Cet espace démocratique naît d'abord d'une collaboration inédite construite entre des riverains, des industriels, une municipalité, un groupement d'intérêt scientifique et des chercheurs.

Ce premier cahier en livre les fondations. Il décrit les avancées du travail d'aide des chercheurs à l'élaboration et la mise en place de cette démocratie pratique et raisonnable.

2010-03

Stéphan Castel, Pierrick Cézanne-Bert et Mathieu Leborgne - 72 pages

Ce document cherche à décrypter la manière dont les dispositifs de mise en débat du risque industriel influencent les représentations territoriales individuelles et collectives du risque. Les travaux présentés questionnent l'ouverture à la société civile de la gestion du risque industriel: Dans quelle mesure le passage de dispositifs d'information à des dispositifs de concertation affecte à la fois les milieux concernés par les risques et les représentations qu'ont les acteurs de la réalité des risques?

Quelle peut être la portée locale de la participation du public quant à la gestion socio-territoriale des activités à risques?Quatre types de dispositifs d'échange sur le territoire du bassin de Fos et du pourtour de l'étang de Berre sont étudiés. Il s'agit de CLIC, de CLIés, du SPPPI et d'exercices PPI. Ces quatre formes de dispositifs incarnent trois modèles («designs») participatifs, en fonction de leur degré d'ouverture: le panel fermé, où les participants sont choisis (type CLIC); les arènes ouvertes, où participe qui veut (type réunion publique); les laboratoires sociaux ouverts, où la participation est contrainte (type exercice PPI). L'examen du fonctionnement de ces quatre dispositifs permet d'illustrer différentes formes de mise en débat des questions de risque et de proposer des éléments de comparaison de leur efficacité. Les résultats de cette étude mettent en exergue la faiblesse de certaines garanties offertes aux participants à ces dispositifs, ainsi que la prégnance d'espaces de négociations. Elle souligne aussi que nombre d'acteurs se satisfont de dispositifs peu formalisés. Par ailleurs, l'analyse montre que la portée des dispositifs de concertation sur le risque industriel est en grande partie liée à l'articulation de deux types de discours: celui de l'expertise et celui de l'expérience.

2009-03

Marie-Gabrielle Suraud, Françoise Lafaye et Mathieu Leborgne - 40 pages


Ce document, en s'appuyant sur des travaux antérieurs, se propose d'ouvrir sur des questions découlant des pratiques nouvelles de participation du public aux décisions concernant l'industrie à risques mises en place à la suite de la catastrophe d'AZF. Il est structuré en trois chapitres, chacun d'eux présentant le thème que son auteur a choisi de développer dans ses travaux de recherche.

Marie-Gabrielle Suraud se penche sur les aspects spécifiques de la concertation lorsqu'elle concerne les risques industriels, et interroge les avancées et limites démocratiques liées à l'institutionnalisation de nouveaux dispositifs de concertation, les CLIC. Françoise Lafaye se propose d'analyser le fonctionnement de dispositifs antérieurs, les CLI créées autour des équipements nucléaires, pour comprendre la voie dans laquelle s'engagent les CLIC et baliser les écueils auxquels ils risquent de se heurter. Enfin, Mathieu Leborgne questionne pour sa part les eUets de la création de ces nouveaux dispositifs de concertation sur la perception du risque par les populations concernées.

2009-02

Groupe d'échange "Ouverture et études de dangers" de l'Icsi - 67 pages


Les auteurs de ce document ont pour ambition de faciliter le dialogue entre exploitants de sites industriels et populations sur le thème des risques d'accidents majeurs, en s'appuyant sur l'étude de dangers (et en particulier sur son résumé non-technique). Le document décrypte les notions de danger, de risque, de barrières et d'acceptabilité d'une activité industrielle. Il décrit le processus d'analyse de risque et les utilisations qui sont faites du document administratif que constitue l'étude de dangers. Il résume l'état des pratiques en matière de concertation sur les risques industriels, et l'influence de l'intervention du public sur la gestion des risques industriels. Enfin, le document propose un certain nombre de questions qu'il peut être utile de se poser à la lecture (et donc lors de la rédaction!) d'une étude de dangers.



Arbitrage


2016-01

«  Au début d'un projet, on ne sait rien mais tout est possible alors qu'à la fin d'un projet, on sait tout mais on ne peut plus rien ». L'organisation par projet se comporte de façon résiliente face aux aléas et aux évènements inattendus. Tel est le sujet du nouveau Cahier de la sécurité industrielle que publie aujourd'hui la Foncsi sous la forme d'une revue bibliographique intitulée : « Incertitude et résilience dans les projets technologiques - État de l'art ». Zoom sur cette nouvelle publication rédigée par Thomas Reverdy et Alicia Rœhrig.

2015-05


Ce document s'intéresse aux contestations riveraines qui, depuis le tournant des années 2010, visent la politique de prévention des risques industriels. Il porte plus précisément sur la mobilisation d'une petite cinquantaine d'associations d'habitants en colère qui s'opposent à l'élaboration et à la mise en œuvre des plans de prévention des risques technologiques (pprt) instaurés par la loi du 30 juillet 2003 suite à la catastrophe d'AZF de Toulouse (2001).

L'immersion au cœur de ce mouvement contestataire relativement inédit dans ce domaine d'action publique est l'occasion de découvrir que les principaux ressorts de la mobilisation ne sont pas forcément là où on les attend. En effet, si les habitants s'engagent dans la lutte contre les pprt, c'est avant tout parce que la démarche leur demande d'endosser un rôle de « riverain responsable contraire à leurs aspirations en termes de prévention et de participation et qu'ils entendent en retour se faire reconnaître comme « citoyens en dangers ».

2014-09


Ce document cherche à décrire la transformation récente des acteurs communaux et intercommunaux dans ledomaine de la prévention des risques industriels. Il y a quelques années encore, les collectivités locales étaient le plus souvent cantonnées dans un rôle mineur d'exécutant et réduites à la contestation pour tenter de peser surles décisions. Aujourd'hui, elles sont appelées à renouveler leurs registres d'action pour contribuer, aux côtés des services de l'État et des industriels, à la définition et à la mise en œuvre de cette politique publique.

Fortement liée aux évolutions procédurales et doctrinales introduites par la loi Bachelot de 2003 et ses textes d'application (notamment dans le domaine de la maîtrise de l'urbanisation), cette transformation des acteurs des collectivités prend forme par le biais de trois processus combinés de spécialisation, d'association et de délégation et se traduit concrètement par un renouvellement des modalités de décision.

2012-10

Enrico Zio, Nicola Pedroni - 61 pages


The authors introduce the general concepts, definitions and issues related to the use of Risk-informed decision-making (RIDM). These are structured processes which assist decision-makers when faced with high impact, complex decisions involving multiple objectives and the presence of uncertainty. They aim to ensure that decisions between competing alternatives are taken with an awareness of the risks associated with each option, and that all attributes of a decision are considered in an integrated manner. Motivations for the use of these techniques as a complement to more traditional deterministic approaches to risk assessment are provided.

2012-08

Emmanuel Martinais - 62 pages


Ce document analyse les conditions d'élaboration des PPRT et documente la manière dont sont prises certaines décisions en matière de prévention des risques industriels. Quels sont les acteurs qui contribuent localement à la mise en œuvre de ce programme d'action publique et plus spécialement, aux actions de maîtrise de l'urbanisation qui en découlent? Comment s'organisent-ils pour mener à bien les différentes tâches qui leur sont confiées et prendre les décisions qui s'imposent à eux? Quels sont les problèmes qu'ils rencontrent chemin faisant et les solutions qu'ils élaborent pour arriver à leurs fins? Qu'est-ce qui se décide et comment les acteurs, aux prises avec des intérêts divergents, s'y prennent-ils concrètement pour se mettre d'accord sur les fins et les moyens de la prévention?

L'auteur a conduit une enquête focalisée sur le travail des acteurs engagés dans l'élaboration des PPRT, les situations d'échange qu'ils créent pour produire les informations dont ils ont besoin et débattre du contenu des mesures à définir, les arguments qu'ils élaborent afin de faire valoir leur point de vue, défendre leurs intérêts et tenter de peser sur les orientations de prévention définies localement. L'analyse proposée porte sur des espaces et situations de travail encore peu explorés par la recherche en sciences sociales: l'élaboration des études de dangers, la préparation des cartes d'aléas, la figuration des enjeux et la conduite des études de vulnérabilité, et pour finir, la transcription de ces informations disparates dans un ensemble de mesures concrètes de prévention.

L'enquête s'appuie sur l'observation de différents types de réunions liées à la mise en œuvre de la procédure PPRT (groupes de travail techniques, comités de pilotage, assemblées de personnes et organismes associés, réunions publiques, séances de CLIC); sur des entretiens avec des industriels, des inspecteurs DREAL et des élus et techniciens de collectivités locales; et sur l'analyse de documents. Elle a concerné plusieurs sites industriels dans le sud de l'agglomération lyonnaise.

2012-07

Enrico Zio, Nicola Pedroni - 50 pages


This document provides an overview of sources of uncertainty in probabilistic risk analysis. For each phase of the risk analysis process (system modeling, hazard identification, estimation of the probability and consequences of accident sequences, risk evaluation), the authors describe and classify the types of uncertainty that can arise. The document provides: a description of the risk assessment process, as used in hazardous industries such as nuclear power and offshore oil and gas extraction; a classification of sources of uncertainty (both epistemic and aleatory) and a description of techniques for uncertainty representation; a description of the different steps involved in a Probabilistic Risk Assessement (PRA) or Quantitative Risk Assessment (QRA), and an analysis of the types of uncertainty that can affect each of these steps; annexes giving an overview of a number of tools used during probabilistic risk assessment, including the HAZID technique, fault trees and event tree analysis.

2011-06

Équipes du programme 2008 de la Foncsi - 81 pages


La Foncsi a lancé en 2008 un appel à propositions scientifiques visant à mieux comprendre comment les acteurs concernés par les activités à risque appréhendent les incertitudes, comment ils s'en accommodent. Il s'agit de déterminer comment, lors de l'examen de problèmes, la prise de décisions ou la prise de position, les gens font pour intervenir malgré les incertitudes ; comment ils procèdent pour créer des conditions rendant possible l'action dans des environnements incertains.

Six équipes de recherche ont été retenues pour financement. Elles relèvent de disciplines scientifiques variées -psychologie, sociologie, gestion, génie industriel et ingénierie nucléaire- et s'intéressent à des sujets ou des terrains d'étude divers : la prévention des risques dans les installations Seveso, la gestion d'une pandémie grippale, les décisions en groupe en milieu hospitalier, le développement de médicaments dans le secteur pharmaceutique.

Ce document est un premier résultat de ces travaux, caractérisant les types d'incertitude rencontrés sur les différents terrains d'étude et formulant des hypothèses quant à leur rapport avec la décision :
- quelles sources d'incertitudes, et comment les caractériser ?
- comment les acteurs les appréhendent-ils ?
- quelles conséquences possibles sur l'action des gens et sur les décisions qu'ils prennent (ou qu'ils évitent de prendre, ou qu'ils reportent) ?

Ce cahier sera suivi d'autres documents décrivant la manière dont les gens sur le terrain font face à l'incertitude et l'ambiguïté constatées, et mettant ces observations en regard de la littérature sur les processus de fabrication de sens et de prise de décision individuelle et collective.

2011-02

Rémy Tello, Éric Marsden, Nicolas Treich - 56 pages


Les nanoparticules d'argent sont utilisées dans certains réfrigérateurs domestiques pour leurs propriétés bactéricides. Nous avons analysé les coûts et les bénéfices de cette utilisation particulière de nanotechnologie, afin de chercher à évaluer si les bénéfices sanitaires (réduction de la probabilité d'intoxication alimentaires et des conséquences possibles sur la santé) compensent le surcoût d'équipement (estimé à l'aide d'une économétrique du prix implicite du nanoargent) et les possibles effets négatifs du nanoargent sur la santé humaine. Cette étude s'appuie sur des éléments fortement incertains. Une analyse d'incertitude a été conduite pour apprécier la robustesse de l'analyse, et une analyse de sensibilité permet d'identifier les points où l'amélioration des connaissances scientifiques permettrai de mieux éclairer les choix du décideur.

2010-06

Marion Cauhopé, François Duchêne, Marie-Christine Jaillet - 181 pages


La recherche présentée ici s'intéresse aux processus de qualification et de déqualification d'espaces industriels situés en milieu urbain. En effet, à partir de l'étude des arbitrages entre recherche de sécurité et développement urbain dans le contexte particulier d'un site industriel sinistré, il s'agit de voir en quoi la catastrophe s'impose comme un temps brutal, et parfois irréversible, de déqualification d'un espace dédié jusque-là à l'industrie. Ces travaux entendent montrer comment s'opèrent les arbitrages en situation de crise, la prégnance de la catastrophe et de l'émotion qu'elle suscite dans les décisions à court terme. L'un de leurs intérêts réside dans la mise en perspective de deux cas de sites sinistrés. Il s'agit tout d'abord du pôle chimique sud-toulousain, dévasté par l'explosion dans l'usine d'engrais AZF le 21 septembre 2001. Cet accident a entraîné la mort de 31 personnes, des blessures pour de nombreuses autres, et de multiples dégâts matériels dans toute la ville de Toulouse. L'autre cas concerne l'incendie du dépôt pétrolier Shell dans le port industriel Édouard Herriot de Lyon en juin 1987, ayant causé la mort de deux personnes.

Ces deux contextes post-accidentels particuliers ont fait l'objet d'une démarche de recherche selon trois axes :
- la prise en compte de la longue durée, postulant que la catastrophe ne constitue qu'un élément parmi d'autres dans l'histoire d'un territoire ;
- l'attention aux systèmes d'acteurs concernés de près ou de loin par la gestion de ces territoires avant et après le sinistre éprouvé, afin de mettre au jour les stratégies à l'oeuvre ;
- l'étude des processus proprement territoriaux pouvant participer à la déqualification des sites industriels à risques en milieu urbain.

Dans les deux cas, le premier effet de l'accident a été l'arrêt de l'activité initiale. Ensuite, bien que de nature sensiblement différente, ces événements catastrophiques ont entraîné des modifications durables de l'espace industriel. Cette étude propose un éclairage sur les arbitrages qui ont sous-tendu les décisions prises pour l'avenir des deux sites.

2009-07

René Amalberti, Laurent Magne, Gilles Motet - 39 pages


Ce document retranscrit les grandes lignes de trois des interventions suivies de tables rondes organisées lors de la première édition du International Forum on Industrial Safety: «Quel équilibre entre sécurité contrainte et sécurité gérée?», animée par René Amalberti; «Introduction à l'incertitude», animée par Laurent Magne; «Introduction aux notions de risque au travers d'un conte de fées», animée par Gilles Motet.

2009-06

Valérie Meunier, Éric Marsden - 60 pages


La gestion des risques industriels soulève de nombreuses questions auxquelles on ne peut pas répondre par un simple «oui» ou «non» :
- quels critères la société devrait-elle utiliser pour décider que les risques d'une installation industrielle ont été réduits aussi bas que raisonnablement praticable?
- comment arbitrer entre des considérations qui relèvent de «dimensions» différentes: morts et blessés potentiels en cas d'accident industriel, impacts potentiels sur l'environnement, enjeux financiers, développement de l'emploi, déménagements forcés en cas d'expropriation d'habitations, etc. et ayant des impacts sur de multiples parties prenantes (riverains des installations industrielles, exploitants et employés des sites, élus locaux et régionaux, etc.)?

L'analyse coût-bénéfices (ACB) est un outil d'aide à la décision qui peut faciliter la discussion entre parties prenantes. Elle fournit un cadre structuré permettant de présenter l'ensemble des éléments de la décision et discuter de leur pondération respective, favorisant ainsi la transparence du processus décisionnel. Cet outil est largement utilisé dans les pays anglo-saxons en matière de réglementation environnementale et de décisions concernant la sécurité industrielle.

Le présent document vise à aider des analystes qui souhaiteraient conduire une ACB d'un projet d'investissement en matière de sécurité ou une analyse d'impact d'une réglementation liée à la prévention. Il vise également à éclairer les lecteurs de telles études et les aider à évaluer la qualité de l'analyse. Le document présente les concepts économiques qui sous-tendent l'ACB, et décrit les principales étapes pratiques d'une étude. Il fournit des indications sur les sources de données permettant de monétiser différentes conséquences hors-marché de l'activité industrielle (impact sur la santé et la sécurité des personnes, pollutions environnementales et nuisances sonores). Le document propose également une check-list des questions qu'il peut être utile de se poser lors de la lecture critique d'une étude ACB.

2009-05

Gilles Motet - 19 pages


La société se trouve face à deux objectifs qui semblent a priori contradictoires : développer l'innovation (nouvelles technologies, démarches et organisations, nouveaux produits, procédés et services, etc.) qui est source intrinsèque de risques, et garantir un haut niveau de sécurité aux citoyens. Pour réconcilier ces objectifs, les risques doivent être maîtrisés et les justifications de cette maîtrise fournies. De nombreux documents sectoriels proposent des moyens répondant à ces exigences. La nouvelle norme ISO 31000 fournit un cadre général au Management du risque qui englobe la problématique de la sécurité et l'inscrit au sein des multiples préoccupations des organismes et des autres parties prenantes. Elle propose une nouvelle définition du risque ; elle améliore le processus de Management du risque ; elle favorise l'intégration du Management du risque dans le système de Management de l'organisme ; elle introduit des principes qui pilotent les choix des activités de Management du risque. Ces apports permettent d'aborder de façon cohérente et explicite de nombreux aspects interférant généralement de façon anarchique et implicite dans les activités de Management du risque : multiplicité d'objectifs conflictuels, distribution des responsabilités, évaluation de l'efficacité des moyens et de leurs utilisations, etc.

Ce document fournit un éclairage sur cette norme, abordant ses origines et ses apports. Il n'a pas pour ambition d'en détailler le contenu et encore moins d'en proposer des mises en oeuvre pratiques.

2008-03

Nicolas Treich - 19 pages


L'Analayse Coût-Bénéfices (ACB) n'est pas ou peu utilisée en France. Pourrait-elle aider à améliorer notre système actuel de prévention et de sécurité? Ce texte s'inscrit dans une démarche de réflexion développée par l'ICSI depuis 2005. L'économiste Nicolas Treich répond ici à 10 questions simples sur l'ACB posées par des membres de l'ICSI.



Le retour d'expérience


2014-01

Quelques bonnes questions à se poser sur son dispositif de REX
Recueil d'aide à la réflexion
Groupe de travail REX de la Foncsi, coordonné par Eric Marsden - 50 pages


La Foncsi a financé 8 projets de recherche dans le cadre de son programme Facteurs socioculturels de réussite du REX. Ce document rassemble et prolonge certains questionnements issus de ces travaux. Les membres du groupe de travail, en combinant les constats faits par les chercheurs financés par la Foncsi, les enseignements liés à la littérature scientifique internationale, et leur propre expérience industrielle ont cherché à formuler, sans prétendre à l'exhaustivité, une quarantaine de bonnes questions à se poser sur ses propres procédures et pratiques de retour d'expérience, de partage informel, de capitalisation des savoir-faire, d'apprentissage organisationnel.

2013-01

Colin Lalouette - 125 pages

Pour devenir de plus en plus compétitives, les entreprises aéronautiques se recentrent sur leur coeur de compétence et externalisent une partie de leurs activités dans une entreprise étendue où les structures aéronautiques sont co-traitées avec des alliances stratégiques. Les projets de conception sont dès lors réalisés selon des modes distribués (pour diminuer les interdépendances techniques des modules à concevoir) et collaboratifs (pour accroître l'innovation collective et apporter de la exibilité dans la gestion et le financement des programmes avions). Cette évolution des pratiques industrielles induit une transformation des activités de coordination, de coopération et de collaboration des points de vue intra- et inter-organisationnels. Ceci tend à accroître la complexité du système global à gérer, complexité à laquelle sont également associés des risques particuliers. Le défi de l'entreprise étendue devient donc d'assurer les performances des projets en termes de coût/délai/qualité en fiabilisant la conception distribuée et collaborative avec l'ensemble des acteurs internes et externes. Ce cahier présente un état de l'art de la gestion des connaissances, l'apprentissage organisationnel et les couplages, trois domaines d'études permettant de rationaliser le contexte économico-industriel dans lequel s'inscrit l'entreprise étendue et de faire apparaitre des pistes pour une meilleure fiabilité organisationnelle. Quelques unes de ces pistes, issues des réexions et du travail de terrain de Colin Lalouette pendant sa thèse, sont présentées en fin de document.

2012-04

Céline Tea - 111 pages


Le retour d'expérience est conçu, dans une vision classique, comme une démarche de gestion mettant à disposition les informations nécessaires aux managers pour piloter les systèmes et gérer les risques. Malheureusement, la réalité est moins simple. Les systèmes à piloter sont des systèmes socio-techniques complexes. Le futur n'est pas déterminé par le passé. Il s'avère nécessaire de compléter le système d'information supportant la gestion des risques.

Le travail présenté propose de passer d'un système fondé sur des informations extraites des expériences incidentelles du système à piloter, vers un système d'information qui intègre au mieux l'expérience des gens qui le font fonctionner. Les connaissances tacites de ces personnes expérimentées doivent alors être élicitées. Le présent travail a permis d'expérimenter au sein de la SNCF une technique d'aide à la décision issue du courant de l'analyse de la décision. Cette technique MAUT a été appliquée à l'analyse d'un changement de réglementation concernant la conduite des trains en cas d'alerte radio. Les décisions sont traitées ici non sous un angle individuel, mais comme l'aboutissement d'un processus construit au sein d'une organisation, mettant en jeu plusieurs décideurs et plusieurs enjeux (pouvant être partiellement contradictoires). L'apport de cette technique par rapport aux méthodes classiques basées sur les arbres de défaillance est discuté.

Un second niveau d'analyse de l'impact de cet éventuel changement réglementaire a consisté à analyser en profondeur les raisonnements et les connaissances utilisés par les acteurs pour construire le sens de leur action en cas d'alerte radio. En modélisant les discussions entre les différents acteurs impliqués et en restituant leur point de vue en situation, il est possible d'identifier les divergences éventuelles entre les représentations de différents acteurs concernant une même situation, ainsi qu'un possible écart entre les croyances des concepteurs et les utilisateurs de la règle. Cette seconde analyse s'appuie sur une théorie de la conception dite C/K, qui met en relation les connaissances et les concepts utilisés en situation.

L'auteur suggère que l'application de ces méthodes permet de voir l'analyse de risques comme un lieu d'élaboration de sens collectif sur la sécurité du système, plutôt que (dans une vision plus positiviste de la connaissance) comme une activité qui révèle et approche la vérité sur les risques, en s'appuyant sur des données factuelles et objectives. Elle propose de développer l'ingénierie du subjectif pour permettre la construction d'un système de management au sein duquel la vision d'ingénieur de la gestion des risques et la vision inspirée des courants des sciences humaines et sociales pourront cohabiter.

2011-03

Éric Chauvier, Irène Gaillard, Alain Garrigou - 125 pages

L'ouverture du fonctionnement industriel de l'entreprise au regard public est une tendance importante des 15 dernières années, et a été institutionnalisé par la mise en place des Comités Locaux d'Information et de Concertation (CLIC). Au sein de ces instances, les exploitants doivent en particulier fournir une information sur les incidents et accidents ayant eu lieu sur la période précédant la réunion.

Le présent document décrit la façon dont cette pression d'ouverture au public s'articule avec les activités de retour d'expérience (REX) chez les industriels. Il s'appuie sur trois types d'observations conduites sur un même bassin à risque, concernant :
- l'activité de ceux qui travaillent au sein d'une usine à risques, avec une analyse des acteurs impliqués, des outils employés, de la nature des informations collectées et de la manière dont ils circulent entre les différentes personnes potentiellement concernées;
- les attentes d'acteurs extérieurs à l'usine (riverains, élus locaux, représentants d'associations) en matière d'information sur le fonctionnement de l'usine, et confrontation avec la perception qu'ont les salariés de l'usine de ces attentes;
- une réunion publique suite à un accident survenu sur un dépôt pétrolier.

Dans l'usine où les entretiens et observations ont eu lieu, le REX se caractérise par une forte distinction entre les rôles des ingénieurs et responsables hiérarchiques d'une part (responsables de l'analyse des incidents et la prise des décisions qui s'imposent), et d'autre part le rôle de reporting dévolu aux opérateurs de première ligne et leur encadrement direct. Le REX, qui sert à répartir et non à partager l'information, n'est donc pas utilisé pour aider les salariés à faire sens de leur activité de travail et des risques qu'ils encourent. Le système interne de REX est dissocié des activités de communication avec l'extérieur, qui se focalisent sur les incidents dont les conséquences sont visibles depuis l'extérieur de l'usine et qui visent à rassurer les acteurs extérieurs plus qu'à expliquer.

Les acteurs internes à l'usine estiment qu'il est difficile de communiquer sur les données issues du REX, car les incidents généreraient de l'inquiétude (renforcée par le rôle des médias), que l'information sur ces incidents serait trop technique, que le public ne s'intéresse qu'aux événements «visibles» depuis l'extérieur.

2010-05

Safiétou Mbaye - 55 pages

Ce document propose une analyse des pratiques de REX concernant la sécurité au travail dans les industries chimiques et nucléaires. L'analyse vise à appréhender le contexte organisationnel, les fondements, la structuration ainsi que les acteurs du REX. Ce document propose également une synthèse du regard critique porté par les acteurs de l'organisation sur les pratiques de REX dans ces deux industries. L'analyse s'appuie sur des entretiens et l'analyse de documents dans deux usines d'une entreprise du secteur chimique en France, et deux centrales nucléaires de production d'électricité en France.

L'analyse suggère que les pratiques de REX sur les accidents au poste de travail dans les deux entreprises étudiées sont assez semblables, autant en ce qui concerne le modèle d'accident sur lequel se fonde la démarche que dans leur objectif de systématiser l'analyse et la remontée d'informations sur les incidents et accidents vers la direction, mais aussi par leur mise en oeuvre au travers d'outils informatiques. Les résultats indiquent que le REX est davantage organisé pour favoriser le contrôle de la sécurité par les instances dirigeantes des entreprises que pour assurer l'apprentissage à partir de l'analyse des accidents passés.

Dans les deux entreprises étudiées, la démarche de REX sur les accidents au poste de travail implique une charge de travail importante pour les cadres de l'organisation, principaux responsables et animateurs du dispositif. Le langage essentiellement gestionnaire et décontextualisé utilisée pour formaliser la démarche, la complexité des logiciels de saisie, et la nature remontante et centralisée du processus impliquent que le REX est parfois perçu par les acteurs de terrain comme un outil répondant davantage aux préoccupations stratégiques de la direction qu'aux besoins de terrain. Enfin, le rôle limité accordé dans la démarche aux victimes des accidents (et en particulier leur non-participation à la phase d'analyse) ainsi que la nature parfois opaque de la communication sur l'accidentologie induit une déconnexion entre cadre et ouvriers concernant les messages de prévention.

2009-10

Patrick Chaskiel - 42 pages

Les exploitants d'établissements industriels à risque d'accident majeur mettent en place des procédures de retour d'expérience, afin d'apprendre les leçons des accidents, des incidents et des réussites. Au delà de l'objectif de doter les « gestionnaires » d'un outil d'observation et de modification des procédures, ces dispositifs de REX permettent de dépasser ou de contourner les conflits classiques, dans un domaine la sécurité qui nécessite et autorise une convergence d'efforts, voire un consensus.

Le présent document décrit l'articulation entre procédures de REX et les relations professionnelles (entre patrons, responsables, syndicalistes et autorités de tutelle administrative). L'auteur s'appuie sur des observations conduites sur deux sites industriels en France : une installation chimique et une centrale nucléaire de production d'électricité, deux industries à la fois sources importantes de REX et lieux d'une implantation syndicale historiquement bien enracinée. L'observation s'est focalisée non sur les acteurs ayant l'activité la plus visible dans les procédures de REX, mais sur des pratiques moins bien étudiées, liées aux activités syndicales (travail du CHSCT, en particulier).

L'auteur argue que, contrairement à la croyance générale en le REX comme réducteur de tensions sociales, ces procédures peuvent parfois contribuer à révéler des tensions et à reproduire des clivages entre catégories d'acteurs. Sur les sites concernés par cette recherche, le REX sur les incidents ou accidents liés au risque technologique relève du domaine de la direction, alors que celui concernant les erreurs d'opérations du travail ou les conséquences de défaillances des installations sur les salariés est pris en charge par les organisations syndicales. Ce partage des champs d'action implique que le REX sert peu comme modalité de médiation sur la sécurité industrielle.

Par ailleurs, alors que la pression de l'opinion publique induit des changements réglementaires qui ouvrent de plus en plus le fonctionnement de l'usine au regard public, les relations professionnelles de la sécurité industrielle sont en décalage avec cette tendance, étant en général tournées de façon défensive vers l'intérieur des établissements industriels ou des branches professionnelles.

2009-08

Safiétou Mbaye, Rémi Kouabenan, Philippe Sarnin - 41 pages

L'analyse de l'accident soulève de nombreux enjeux dont le poids préfigure également des biais possibles dans l'explication causale et laisse apparaître que l'explication de l'accident peut difficilement être neutre. En l'occurrence, les difficultés rencontrées dans la conduite du REX relèvent en grande partie de conflits qui surviennent lors des analyses d'accidents. Ce document présente quatre études de terrain qui visaient à comprendre l'origine des conflits entre les acteurs du REX lors des analyses d'accidents et à mieux appréhender le rôle de la perception des risques et du climat de sécurité dans la motivation des acteurs à s'impliquer davantage dans les pratiques de REX.

Les études sont conduites dans l'industrie chimique et l'industrie nucléaire et portent sur plus de 1000 agents de tous niveaux hiérarchiques (cadres, agents de maîtrise, techniciens, ouvriers) et tous domaines d'activité (prévention, production, maintenance, qualité). La méthodologie repose sur des entretiens, des observations de comité REX, une expérimentation et l'administration de deux questionnaires. Le présent document restitue le travail réalisé ainsi que les principaux résultats obtenus.

Il en ressort tout d'abord que les démarches de REX sont davantage subies qu'elles ne sont portées par les responsables du traitement des accidents en raison des coûts qu'elles engendrent en temps et en énergie qu'elles, mais aussi à cause du manque d'opérationnalité des règles de traitement des accidents. Il s'avère ensuite que l'absence de dialogue autour des causes des accidents entretient des doutes sur la crédibilité du REX auprès des opérateurs. Mais avant tout, il est clairement établi que la peur d'endosser la responsabilité de l'accident détermine fortement l'explication de l'accident qui devient notamment très défensive. Par exemple, les cadres et les ouvriers se renvoient systématiquement la causalité des accidents : plus ils se sentent menacés par l'analyse d'accident, plus ils en attribuent la survenue à des facteurs internes à l'autre groupe hiérarchique. Les études révèlent également comment les croyances sur les risques conduisent les individus à être plus attentifs au REX sur les accidents directement liés au coeur de métier de leur industrie et moins attentifs au REX sur les accidents de la vie courante, pourtant plus nombreux et plus graves. Enfin, nous montrons en quoi un bon climat de sécurité peut favoriser l'implication des acteurs dans les pratiques de REX

2008-05

Équipes du programme REX de la Foncsi - 150 pages


Ce document présente le travail des équipes de recherche financées dans le cadre du programme de recherche FonCSI sur les facteurs socioculturels de réussite du REX. Chaque doctorant présente le contexte industriel de son travail, la théorie scientifique mobilisée, leur démarche méthodologique et les contributions attendues à l'amélioration du retour d'expérience.

2008-02

Olivier Gauthey - 56 pages


Ce document fournit un résumé des pratiques industrielles de REX dans différentes entreprises des secteurs de la chimie, la pétrochimie, l'énergie et les transports. Il est basé sur les travaux du groupe d'échange ICSI sur le REX, ainsi que sur des entretiens avec différents partenaires industriels, certains travaillant au niveau siège et d'autres sur des sites industriels.

2008-01

Irène Gaillard - 53 pages


le REX industriel, ses facteurs de succès et d'échec. Il illustre les freins à la réussite et à la pérennité des procédures et dispositifs de REX mis en place pour améliorer la sécurité industrielle, et pointe également les bonnes pratiques recensées dans la littérature. En fin de document, le lecteur intéressé trouvera une bibliographie détaillée donnant les références de l'ensemble des ouvrages et articles scientifiques cités.



L'analyse du risque


2014-07

Possibilistic methods for uncertainty treatment
Enrico Zio, Nicola Pedroni - 41 pages


Enrico Zio et Nicola Pedroni proposent ici une méthode pour évaluer la performance d'une politique de maintenance en intégrant l'effet de l'incertitude (durée d'équipements...).

Une étude de cas pratique, concernant la maintenance d'une soupape dans une turbo-pompe d'un système de lubrification d'une centrale nucléaire, permet d'illustrer la méthode.

Cette théorie permet de représenter l'incertitude épistémique (connaissance) de manière rigoureuse, sans introduire de biais, contrairement aux approches classiques de la propagation d'incertitude.

2013-12


Les auteurs analysent l'impact de différentes représentations de l'incertitude épistémique (liée à un manque de connaissances ou à la présence de données subjectives) sur des problèmes pratiques d'analyse de risque. Deux types de problème sont étudiés :
- l'estimation de mesures d'importance de composants en présence d'incertitudes épistémiques ;
- la propagation d'incertitudes dans un modèle employé pour analyser le risque inondation.

2013-03

Enrico Zio, Nicola Pedroni - 49 pages

This document provides a critical review of different frameworks for uncertainty analysis, in a risk analysis context: classical probabilistic analysis, imprecise probability (interval analysis), probability bound analysis, evidence theory, and possibility theory.The driver of the critical analysis is the decision-making process and the need to feed it with representative information derived from the risk assessment, to robustly support the decision. Technical details of the different frameworks are exposed only to the extent necessary to analyze and judge how these contribute to the communication of risk and the representation of the associated uncertainties to decision-makers, in the typical settings of high-consequence risk analysis of complex systems with limited knowledge on their behaviour.

2013-02

Groupe d'échange consignation - 51 pages

Le groupe d'échange Consignation/déconsignation de l'ICSI partage ses pratiques industrielles de mise / remise à disposition d'équipements pour travaux. Ce cahier est un recueil des problèmes rencontrés et des bonnes pratiques mises en oeuvre dans différents secteurs d'activités : chimique, ferroviaire, hydraulique, gazier, nucléaire, pharmaceutique, pétrolier... dans le cadre de la mise/remise à disposition de type : électrique, mécanique, d'équipements statiques, hydraulique, pneumatique et de voies de circulation.

2011-09

Éric Marsden - 20 pages


NeTWork's 2011 workshop, concerned Control and accountability in highly automated systems. The workshop was organized by Gudela Grote (ETH Zürich) and Johannes Weyer (TU Dortmund), and primarily funded by the Foundation for an Industrial Safety Culture (FonCSI); it brought together academic participants from multiple scientific disciplines and practitioners in several fields. It is the rich discussion between these participants which gave rise to the present document.

This document is a summary of the main issues discussed during the course of the workshop, focusing in particular on questions related to accountability. It aims to provide an overview of the questions most relevant to decision-makers and other interested parties, together with pointers to relevant academic literature.

2011-08

Éric Rigaud - 41 pages


La notion de résilience est utilisée dans différents contextes scientifiques, recouvrant différentes perspectives comme la faculté à faire face et à surmonter une situation, à rester en dessous de seuils dont le franchissement provoquerait des changements structurels irréversibles au sein des systèmes, à adopter des comportements originaux au regard de situations exceptionnelles. Depuis quelques années, cette notion sert de support au développement de réflexions théoriques et méthodologiques dans le domaine du management de la sécurité.

Ce document propose une synthèse bibliographique et étymologique des modes d'utilisation de la résilience au sein de différentes disciplines et de différents points de vue relatifs à son utilisation dans le cadre du management de la sécurité.

2009-09

Groupe d'échange "Fréquence des évènements" de l'Icsi - 31 pages


Safety cases for industrial plants are often based on a semi-probabilistic risk assessment method, such as LOPA (Layer Of Protection Analysis). These methods require the ability to estimate in quantitative terms both the frequency of initiating events (such as leaks or pump failures) and the availability of safety barriers (preventive barriers such as pressure relief valves as well as protective barriers such as blastproof control rooms). This failure and availability data is also used for preventive maintenance.

This data concerns rare events, and observations on a single industrial facility are generally insufficient to provide adequate estimations. Therefore, operators collect information on equipment failures and barrier dependability at an industry-wide level, over a large population of installed equipment. However, failure rates are known to depend on numerous factors, such as the quality of the installed equipment (dependent on a plant's purchasing policy), the inspection and maintenance activities, and the age of equipment.

The present document is the result of an ICSI working group on initiating event frequencies and barrier availability in the petrochemical, chemical and non-nuclear energy sectors. Participants from a number of industrial firms operating in Europe exchanged information on the quantitative frequency ranges used in their firm for different types of events, on appropriate data sources and on factors used to select a low or high value within the suggested frequency range. The frequencies and probabilities given in this document are averages over these industries, that working group participants consider to be reasonable generic values.

This document will be useful for people wishing to carry out a risk assessment of an industrial facility or wishing to conduct a critical review of an existing risk assessement. When using values from this document, it is important to take into account the specific characteristics of the plant being studied, including specific technological characteristics and organizational issues.

2009-01

Groupe d'échange "Incendie" de l'Icsi - 79 pages


Ce document s'adresse en priorité aux exploitants de sites industriels, ou par délégation à leurs représentants, dans le but de leur faciliter la gestion de la prévention du risque incendie. Il est plus particulièrement destiné aux petites ou moyennes entreprises (PME/PMI) ne disposant pas de ressources centrales fortes.

Le document a pour ambition de fournir une aide à la réflexion et de proposer une méthode de travail en s'appuyant sur un ensemble des compétences et outils internes ou externes disponibles. C'est un document d'aide à la définition du «juste besoin» en matière de maîtrise du risque incendie d'un point de vue technique, organisationnel et humain, couvrant les phases de conception des installations, d'organisation des moyens humains et de lutte contre l'incendie. Le document traite étape après étape les points qui doivent être abordés lors d'une réflexion large sur la problématique incendie, en particulier concernant les implications organisationnelles et sociales. Cependant, il ne saurait être considéré comme exhaustif, et renvoie à des documents techniques plus détaillés lorsqu'ils existent.



La sous-traitance


2010-09

Dounia Tazi -78 pages


Le recours croissant à la sous-traitance et à l'externalisation est une évolution structurelle lourde dans l'organisation des entreprises. Les grands donneurs d'ordres des industries à risques telles que le nucléaire ou les industries chimiques et pétrolières externalisent l'exécution de leurs travaux de maintenance depuis de nombreuses années. Si la littérature sur la maintenance, l'externalisation et la sécurité traitées séparément est riche, les travaux considérant l'interface entre ces trois notions sont peu nombreux. Cette analyse bibliographique se veut être à la conjonction de ce tryptique maintenance -- externalisation -- sécurité.

2008-04

Groupe d'échange "Sous-traitance" de l'Icsi - 49 pages


Le développement de la sous-traitance de certaines activités sur les sites industriels à risque d'accident majeur est un thème qui a fait l'objet de nombreux débats dans les dernières années. D'un côté, la sous-traitance augmente le nombre d'interfaces entre personnes intervenant sur les sites, ce qui peut avoir un effet négatif sur la sécurité. D'un autre côté, la sous-traitance permet le développement de compétences plus spécialisées dans certaines activités, et permet davantage de souplesse.

Ces questions ont donné naissance à un groupe d'échange Sous-traitance et Sécurité Industrielle de l'ICSI, composé de représentants de diUérents secteurs industriels (donneurs d'ordre et prestataires), de donneurs d'ordre du secteur public (communautés d'agglomération, ingénieurs territoriaux), de représentants de plusieurs organisations syndicales et d'élus. Le présent document constitue une synthèse des échanges et des réflexions conduites par ce groupe et aborde les thèmes suivants : Pourquoi contracter ou pas? Comment choisir? Comment s'organiser? Comment construire la coopération? Au cas où.

Le document propose des éléments d'aide à la décision concernant la sous-traitance d'une activité. Il vise à informer les acteurs et les parties intéressées, préalablement à une décision, d'un ensemble d'éléments qu'il convient d'examiner, afin d'éviter que certaines considérations puissent ne pas être prises en compte à leur juste niveau.



La négociation


2015-03

Négociation et sûreté.
Un état de l'art.

Benoît Journé, Arnaud Stimec - rédaction coordonnée par Caroline Kamaté - 55 pages


Le projet de recherche de Benoît Journé et Arnaud Stimec intitulé une «  ingénierie de la négociation » productrice de sécurité dans les industries à risques vise, in fine, à fournir des outils aux managers pour cadrer les négociations inhérentes au quotidien des organisations à risque dans une optique d'amélioration de leur performance sécurité.

Ce cahier en expose la première étape, l'indispensable état de l'art préalable aux études terrains, puis au développement de l'ingéniérie de négociation proprement dite. Dans une première partie, il propose une définition de la négociation, puis une approche intégrée pour l'appréhender, centrée sur les processus de négociation et les comportements des acteurs (micro), mais en les resituant bien dans le contexte (macro). Les chercheurs proposent une grille de lecture permettant de caractériser les négociations et identifient sept compétences clefs en jeu dans les négociations, compétences susceptibles d'être renforcées en termes d'ingéniérie. Plusieurs courants théoriques se sont penchés sur la négociation dans les industries à risque. La deuxième partie du cahier présente les contributions des principaux d'entre eux : le behaviorisme, l'interactionisme, la régulation sociale et se focalise sur les apports de la théorie des HRO.

En conclusion, et au prisme de cet état de l'art, les auteurs présentent la démarche qu'ils ont adoptée pour poursuivre leurs travaux d'ingéniérie de la négociation dans le domaine de la sûreté nucléaire, et notamment l'attention portée sur le dialogue entre exploitants et autorité de contrôle. test