Culture de sécurité

Culture juste : instaurer la confiance dans l'organisation

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Culture juste : instaurer la confiance dans l'organisation Culture juste : instaurer la confiance dans l'organisation

Le concept de culture juste est lié à la mise en place d’une politique reconnaissances/sanctions claire, équitable et comprise dans l’organisation. De bonnes pratiques en la matière auront tendance à mettre les salariés en confiance. A l’inverse, une sanction arbitraire ou un manque de reconnaissance inciteront à la défiance.

 

 

| Qu'est-ce que la culture juste ? |

 

 

 

| La notion de confiance au cœur de la culture juste |

Pour un salarié, quel qu’il soit, il est rassurant de pouvoir anticiper la réaction de sa hiérarchie en cas d’initiative ou d’erreur. Les règles doivent être établies et claires. Un opérateur qui a constaté un dysfonctionnement sera encouragé à le signaler et son initiative sécurité sera récompensée. Et lorsqu’une faute est commise, elle sera sanctionnée, mais avec justesse et selon des règles claires applicables à tout le monde. La prévisibilité des conséquences d’une action va ainsi inciter le personnel à la confiance.

A l’inverse, l’arbitraire pousse à la défiance. En effet, une sanction prise selon l’état d’esprit d’un directeur de production ne sera pas comprise et difficilement acceptée. La première victime d’un manque de confiance dans l’organisation est alors la circulation de l’information. Un salarié qui pense pouvoir être sanctionné arbitrairement s’il fait une erreur va peut-être la cacher à sa hiérarchie. Un opérateur qui ne reçoit jamais un « merci » lorsqu’il signale des dysfonctionnements peut se décourager et ne plus faire remonter ces informations. Et le silence organisationnel s’installe.

 

A lire

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| Qu’est-ce qu’une politique de culture juste ? |

Mettre en place une politique de culture juste est un processus dans lequel les différents acteurs de l’organisation vont se mettre d’accord pour définir les comportements qui doivent être reconnus et valorisés, ou au contraire les comportements qui ne sont pas acceptables et donc sanctionnés.

« L’implication des différents acteurs de l’organisation dans ce processus est primordiale pour que la politique de reconnaissances et de sanctions soit acceptée et comprise par l’ensemble de l’organisation. » explique Jesús Villena, spécialiste de ces sujets au sein de l’Icsi. « L’erreur à ne pas faire serait pour une direction de mettre en place de manière descendante un guide ou un catalogue de sanctions et d’incitations… Ce n’est pas suffisant. »

Le dialogue et la négociation sont de vrais facteurs de réussite et permettent à tous de partager le même vocabulaire.

 

| Le droit à l’erreur au fondement d’une culture juste |

Le premier pas vers une culture juste consiste à reconnaître et à accepter le droit à l’erreur. « Tout le monde a le droit à l’oubli ou à la fatigue. Les conduites inacceptables, c’est-à-dire les comportements  qui sont motivés essentiellement par un intérêt personnel au lieu de l’intérêt collectif, sont finalement très rares », conclut Jesús Villena.

Témoignage de Sophie Clerc, Bouygues bâtiment Ile-de-France

Développer une culture juste,qui explicite les pratiques de reconnaissance/sanction, telle est la démarche 100% participative lancée par Bouygues Bâtiment Ile-de-France pour ses 5000 collaborateurs voici un peu plus d’un an. Tour d’horizon du projet avec Sophie Clerc, responsable expertise prévention.

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