Groupe d’échange – Processus d’alerte et gestion de crise

L’incendie du Siaap puis celui de Lubrizol en 2019, ont fait réémergé le besoin de questionner la culture de sécurité qu’il convient de développer sur les territoires concernés par le risque d'accident majeur. Ces deux évènements ont mis en évidence une série de dysfonctionnements notamment dans la communication de crise, la coordination et l'information des parties prenantes. Améliorer les processus d’alerte aux populations, la culture de sécurité auprès des citoyens et des entités publiques, sont entre autres des sujets qui reviennent sur le devant de la scène.

 

 

 

| La thématique en bref |

Les comportements des acteurs en temps de crise dépendent de la lente construction des liens « en temps de paix ». Eviter des réactions de panique ou de curiosité dangereuse ne se joue pas principalement le jour d’un accident, par une « communication de crise » qui serait adaptée et bien conduite.

L’accident du 26 septembre 2019 à l’usine Lubrizol remet en évidence l’importance d’une culture de sécurité partagée entre acteurs industriels et acteurs externes aux sites, notamment les citoyens, et les entités publiques.

Ce jour-là, le constat était criant d’une population qui ne savait ou ne comprenait pas ce qui se jouait sur le site de Lubrizol, augmentant par certains comportements le risque auquel elles étaient exposées.

Au-delà, l’accident de Rouen a également démontré les limites opérationnelles des processus d'alerte, de communication à chaud et de protection des populations.

 

Fort de ce retour d’expérience, il convient de comprendre pourquoi, malgré un arsenal important d’obligations à anticiper et organiser la gestion de crise, les objectifs n’ont pas été atteints le jour J, et d’identifier des solutions éprouvées par ailleurs et capitalisables.

 

 

| Les axes de réflexion |

 

Le groupe d’échange s’attachera à réfléchir à :

  •  La construction d'une culture de sécurité plus partagée entre toutes les parties prenantes d’un territoire
  • Améliorer la sensibilité aux risques industriels et les formes de participation citoyenne
  • Les évolutions possibles du dialogue au quotidien et en situation de crise sur les territoires
  • Les avantages ou inconvénients des différents outils numériques (réseaux sociaux, nouvelles technologies de l’information) dans la communication de crise
  • La méthodologie à mettre en œuvre pour s’assurer de la disponibilité des moyens techniques, organisationnels et humains, au sens large, du territoire concerné par la gestion d’un évènement industriel majeur

 

 

| Les participants |

Le tour de table est en cours de constitution.

 

Un groupe d'échange mené en partenariat avec Amaris

AMARIS est l’association des collectivités pour la maîtrise des risques technologiques majeurs. Elle réunit les collectivités accueillant sur leurs territoires des activités générant des risques industriels majeurs.

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Marc Sénant
Responsable Méthodes & savoir-faire, Icsi

 

Delphine Favre
Déléguée générale, Amaris

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