Vers un contrat social négocié

Comment maintenir les activités industrielles sur les territoires tout en les faisant évoluer vers moins de risques ?



La cohabitation entre la population et les activités industrielles générant des risques est une thématique sensible associée à des enjeux de développement économique, de confort mais aussi à de potentielles atteintes à la santé et l'intégrité de la vie humaine. Étant donnée la diversité, voire la divergence des points de vue et des objectifs des acteurs concernés, déterminer ce qui pourrait permettre d'établir un « accord collectif durable », une sorte de « nouveau contrat social » autour du mode de développement des activités à risques technologiques se heurte à de nombreux obstacles et difficultés.


Le groupe d'échange du "vivre ensemble"



Créé en février 2010, le groupe d'échange Vers un contrat social négocié, rassemble toutes les parties prenantes de la sécurité industrielle : riverains, élus, industriels, syndicalistes, chercheurs, associations... Son objectif principal est de permettre à tous ces acteurs de témoigner de leurs besoins et de leurs attentes, de débattre de leur vision des priorités et de solutions à mettre en œuvre pour améliorer le « vivre ensemble » et dépasser le « vivre avec ».


Un lien fort entre les acteurs de terrain et la recherche



Dans cette optique d’amélioration du « vivre ensemble », le risque industriel est déjà soumis à arbitrages et négociations. Il donne lieu à des accords tacites entre les différentes parties prenantes. Rendre ces accords plus explicites, identifier les conditions de ce nouveau « contrat social » est un des enjeux majeurs de notre société. Ce thème fait l’objet du dernier appel à propositions de recherche multidisciplinaire et international de la Fondation pour une culture de sécurité industrielle (Foncsi) intitulé Activités à risques technologiques et enjeux sociétaux. Dynamique des processus de négociation, d’arbitrage et de compromis.