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Safera : traiter les signaux faibles et gagner en résilience

le 23 octobre 2015

Le projet de création d’un module de formation destiné à l’encadrement de 1er niveau pour gagner en résilience se poursuit, dans le cadre du programme de recherche européen Saf€ra. Il est le fruit d’une collaboration entre l’Icsi et Disfor, le département des sciences de la formation de l’Université de Gênes. Interview de Camille Brunel, Icsi.

 

Pouvez-vous nous présenter le projet ?

C.B. Commençons par rappeler que la résilience d’une organisation est son « aptitude intrinsèque à ajuster son fonctionnement avant, pendant ou après la survenue de changements ou de perturbations et ce, afin qu’il puisse poursuivre son activité dans des conditions attendues ou inattendues » (Erik Hollnagel (2009). C’est un processus fondamental lorsque l’on travaille sur la culture de sécurité d’une organisation. Faire monter en compétences les managers, pour qu’ils soient les maillons forts de ce processus de résilience, nous a semblé un axe de travail intéressant. Nous nous sommes donc associés à l’équipe de Disfor pour monter une formation.

 

Quel objectif aura ce module de formation ?

C.B. Nous avons choisi de concentrer notre approche sur la capacité des managers à anticiper les perturbations. Selon nous, cela passe essentiellement par l’identification et le traitement des signaux faibles entendus comme des signaux précurseurs et/ou annonciateurs d’une possible défaillance de sécurité. Le choix de cette approche est issu des expériences respectives des équipes Icsi et Disfor, mais également le résultat de groupes de parole auprès de nombreux chefs d’équipes et de discussions menées avec des experts métiers notamment dans le milieu médical.

 

Quel est l’état d’avancement de vos travaux ?

C.B. Nous avons tout d’abord défini les compétences que l’encadrement doit acquérir pour être en capacité d'animer ses équipes dans la détection, le partage et le traitement des signaux faibles.

Nous travaillons également sur les comportements et attitudes qui favorisent chaque étape du processus. Le module de formation abordera l’ensemble de ces points et sera basé principalement sur des études de cas et des mises en situations.

Toutefois, il me parait important de signaler que la résilience d’une organisation ne repose pas entièrement sur les épaules des managers de 1er niveau. L’organisation doit également mettre en place les conditions favorables à la détection et au traitement des signaux faibles.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

C.B. Nous allons poursuivre les groupes de paroles, notamment chez nos partenaires industriels Engie et EDF, pour confirmer nos pistes de travail et affiner le contenu du module. Puis, nous mettrons en place les 1ers pilotes, l’objectif étant d’avoir un module de formation complètement opérationnel à l’automne 2016.