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Culture juste : instaurer la confiance dans l'organisation

le 26 mai 2016

Le concept de culture juste est lié à la mise en place d’une politique reconnaissances/sanctions claire, équitable et comprise dans l’organisation. De bonnes pratiques en la matière auront tendance à mettre les salariés en confiance. A l’inverse, une sanction arbitraire ou un manque de reconnaissance inciteront à la défiance.

 


La notion de confiance au cœur de la culture juste


Pour un salarié, quel qu’il soit, il est rassurant de pouvoir anticiper la réaction de sa hiérarchie en cas d’initiative ou d’erreur. Les règles doivent être établies et claires. Un opérateur qui a constaté un dysfonctionnement sera encouragé à le signaler et son initiative sécurité sera récompensée. Et lorsqu’une faute est commise, elle sera sanctionnée, mais avec justesse et selon des règles claires applicables à tout le monde. La prévisibilité des conséquences d’une action va ainsi inciter le personnel à la confiance.

 

A l’inverse, l’arbitraire pousse à la défiance. En effet, une sanction prise selon l’état d’esprit d’un directeur de production ne sera pas comprise et difficilement acceptée. La première victime d’un manque de confiance dans l’organisation est alors la circulation de l’information. Un salarié qui pense pouvoir être sanctionné arbitrairement s’il fait une erreur va peut-être la cacher à sa hiérarchie. Un opérateur qui ne reçoit jamais un « merci » lorsqu’il signale des dysfonctionnements peut se décourager et ne plus faire remonter ces informations. Et le silence organisationnel s’installe.

 


Qu’est-ce qu’une politique de culture juste ?


Mettre en place une politique de culture juste est un processus dans lequel les différents acteurs de l’organisation vont se mettre d’accord pour définir les comportements qui doivent être reconnus et valorisés, ou au contraire les comportements qui ne sont pas acceptables et donc sanctionnés.

 

« L’implication des différents acteurs de l’organisation dans ce processus est primordiale pour que la politique de reconnaissances et de sanctions soit acceptée et comprise par l’ensemble de l’organisation. » explique Jesús Villena, spécialiste de ces sujets au sein de l’Icsi. « L’erreur à ne pas faire serait pour une direction de mettre en place de manière descendante un guide ou un catalogue de sanctions et d’incitations… Ce n’est pas suffisant. »


Le dialogue et la négociation sont de vrais facteurs de réussite et permettent à tous de partager le même vocabulaire.

 

 

Le droit à l’erreur au fondement d’une culture juste


Le premier pas vers une culture juste consiste à reconnaître et à accepter le droit à l’erreur. « Tout le monde a le droit à l’oubli ou à la fatigue. Les conduites inacceptables, c’est-à-dire les comportements  qui sont motivés essentiellement par un intérêt personnel au lieu de l’intérêt collectif, sont finalement très rares », conclut Jesús Villena.

 

 

Pour en savoir plus :


Lors de  « Safetygranada », les 21 et 22 juin prochains, la thématique de la culture juste sera largement abordée, notamment par David Marx, expert américain de renommée internationale, ainsi que par Camille Brunel et Jesús Villena de l’Icsi.

 

 « Safetygranada » est la conférence internationale de l’Icsi, traduite en simultané en trois langues (français, anglais et espagnol). La conférence est gratuite mais l’inscription est obligatoire, dans la limite des places disponibles.