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Attribut #7 : La culture de la transparence

le 14 décembre 2017

Aujourd’hui, nous clôturons la quinzaine des attributs d’une culture de sécurité performante par l’attribut #7 sur la culture de la transparence et le concept de culture juste.


Les contours de l'attribut :

Le concept de culture juste est inhérent à la culture de la transparence. Il est lié à la mise en place d’une politique reconnaissances/sanctions claire, équitable et comprise dans l’organisation. De bonnes pratiques en la matière auront tendance à mettre les salariés en confiance. A l’inverse, une sanction arbitraire ou un manque de reconnaissance inciteront à la défiance. 

Le premier pas vers une culture juste consiste à reconnaître et à accepter le droit à l’erreur.
« Tout le monde a le droit à l’oubli ou à la fatigue.Les conduites inacceptables, c’est-à-dire les comportements qui sont motivés essentiellement par un intérêt personnel au lieu de l’intérêt collectif, sont finalement très rares », conclut Jesús Villena.

Enfin, Les processus de signalement des situations dangereuses et des incidents « à haut potentiel » doivent être simples et confidentiels.Il est important que les suites données à un signalement soient communiquées à l’équipe concernée, voire plus largement. 

 


Le mémo : 

  • Développer une culture juste et équitable qui explique le droit à l’erreur et les pratiques de reconnaissance / sanction
  • Etre cohérent entre discours et actes
  • Favoriser le retour d’expérience, être transparent à l’interne comme à l’externe

Conviction d'expert :

« Le silence organisationnel est une situation où des informations importantes – par exemple pour la sécurité – sont disponibles au niveau du terrain, mais ne remontent pas, et ne peuvent donc pas être prises en compte dans les décisions stratégiques.
Pour favoriser la confiance des salariés envers les managers, il est nécessaire que le comportement de ces derniers, lorsqu’on leur signale un écart, soit prévisible. L’entreprise doit donc travailler sur une politique claire et partagée de reconnaissance et de sanction – pour les rares cas où celle-ci se justifie. C’est l’enjeu du développement d’une « culture juste ».

« Lorsqu’un événement indésirable se produit, l’enjeu n’est pas de trouver « le service coupable », mais bien de favoriser la coopération transverse, en vue de l’analyse et du traitement des difficultés rencontrées pour prévenir leur renouvellement. Ce sont donc, finalement, toutes les composantes de la culture de sécurité de l’entreprise qui sont en jeu dans la prévention du silence organisationnel. »
François Daniellou


Pour aller plus loin : 

Outil Pratique :

>> Poster de l'attribut
: La culture de la transparence

Publications :

>> Conviction 26
: « Le silence organisationnel est le meilleur ennemi de la sécurité »

>> Actualité : « Culture juste: instaurer la confiance dans l'organisation »

>> Séminaire à la carte« Culture juste et leadership »