Actualité

» Retour à la liste

Attribut #1 : Conscience partagée des risques les plus importants

le 6 décembre 2017

Nous entamons cette quinzaine des attributs par un focus sur « la conscience partagée des risques les plus importants », le socle de la culture de sécurité d’une organisation !



Les contours de l’attribut :

Nous avons souvent tendance à l’oublier, tellement cela parait évident, mais « La conscience partagée des risques les plus importants » est une priorité en matière de sécurité car ce sont les risques les plus graves qui menacent le plus l’organisation.

Nous savons que les risques peuvent être classés en fonction de leur gravité : les accidents bénins, les accidents graves ou mortels, et les accidents majeurs susceptibles d’entrainer un grand nombre de victimes ou d’avoir des conséquences sur l’environnement. Aussi, les entreprises ne font pas face aux même types de risques, et comptabilisent donc des types d’accidents très différents : chutes en hauteur, explosions, risques électriques, incendie, etc.

Il convient donc d’identifier quels sont les risques majeurs pour une entreprise donnée, puis de favoriser la communication avec toutes les strates de l’entreprise afin que les résultats des analyses de risques et des études de danger soient partagés. Enfin, il s’agira de faire consensus sur ces risques majeurs pour qu’ils soient connus de tous et que chacun soit en mesure de les éviter.

Le dernier conseil important est de bien choisir son indicateur de maitrise des risques majeurs, car si le Tf est souvent regardé, seul il ne permet pas de mesurer le niveau de gravité des accidents répertoriés. En effet, cet indicateur ne mesure que le nombre d’accidents sur une période donnée, sachant que la majeure partie des accidents répertoriés sont des accidents mineurs. C’est donc un indicateur limité !

 

Le mémo :

  • Partager les résultats des analyses de risques et des études de danger 

  • Permettre le débat sur les risques et se mettre d’accord sur les plus importants 

  • Piloter avec des indicateurs sur la maitrise des risques majeurs, au-delà du taux de fréquence

 

La preuve par l'exemple :

« Un argument permet de rejeter l’idée d'un lien entre accidentologie au travail et accident majeur. En effet, il existe des entreprises qui, en dépit d'un taux de fréquence très bas ou nul, ont connu dans le même temps des accidents majeurs.
Un cas très documenté est celui de l'entreprise BP, en particulier pour les explosions de la raffinerie de Texas City en 2005 et de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon en 2010.
»

Dounia Tazi, pôle Expertise et accompagnement de l’Icsi

 

 

Pour aller plus loin :

Outil pratique :

>> Poster de l’attribut :
La conscience partagée des risques les plus importants


Publications :

>> Cahier de la sécurité industrielle n°2017-04 : « Déployer une démarche Règles d’or. Prévention des accidents graves et mortels »

>> Conviction n°4 : « Les indicateurs de sécurité au travail ne renseignent pas sur la maitrise des risques majeurs »

>> Tribune de la sécurité industrielle n°2013-05 : « Heinrich et Bird, la malédiction des pyramides »

Zoom sur les groupe d'échange :

>> « Prévention des accidents graves et mortels »

>>  « Culture de sécurité et sécurité des procédés »