Autonomie, éloignement et culture sécurité



Contexte



« Comment développer la culture sécurité d'un travailleur en situation d'éloignement et d'autonomie, compte tenus des liens distendu qui sépare le salarié de l'organisation, de la hiérarchie, et du collectif »

De nombreux salariés sont de par leur attribution en « lien distendu » avec le reste de l'entreprise. Ils sont assez autonomes dans la réalisation de leurs tâches et doivent faire preuve d'adaptabilité et de réactivité pour réaliser leur mission. C'est d'autant plus le cas pour des salariés amenés à réaliser leurs missions chez des clients aux environnements changeants, voir incertains.

Mais si l'autonomie et l'éloignement physique et temporel vis-à-vis de la structure implique la liberté d'action et de prise de décision, conditions nécessaires à la bonne exécution du travail, cela peut aussi s'avérer être un poids trop lourd à supporter, pour des salariés dont les responsabilités sont trop importantes au regard des moyens mis à leur disposition, de leur compétence, formation et suivi et surtout si cela n'entraîne pas la reconnaissance de leurs hiérarchie ou de leurs pairs. Egalement, l'éloignement ne facilite pas l'échange d'information, la transmission d'une politique, messages, consignes, de la part de l'Entreprise ni la remontée d'information, et encore moins la connaissance par l'ensemble des acteurs, des activités réelles.

Particulièrement attentif à ce phénomène, l'Icsi a souhaité analyser la manière dont les parties prenantes de la sécurité industrielle (industriels, chercheurs, collectivités, syndicalistes) s'organisent pour déployer, maintenir ou faire évoluer la culture sécurité auprès de cette population éparse, de ces salariés que l'on rencontre très peu.


Objectifs



Créé en octobre 2011, l'objectif principal du groupe d'échange « autonomie, éloignement et culture de sécurité » est de permettre à tous les acteurs de témoigner de leurs besoins et de leurs attentes, de débattre de leur vision des priorités et des pratiques développées et /ou des outils mis à disposition des salariés pour compenser les difficultés associées aux situations d'autonomie et d'éloignement.

Volontairement, les notions de travailleur isolé, au sens règlementaire, le cas des salariés indépendants, et des cadres en missions, n'ont pas été abordés dans ce GEc.

Les participants ont pris le parti d'élaborer un cahier sous forme de 10 questions, souhaitant mettre en débat chacune des dimensions de la culture de sécurité avec les spécificité liées aux situations d'autonomie et d'éloignement :

-la dimension individuelle (compétences, profil...)
-la dimension situationnelle (contexte client, environnement…)
-la dimension collective (pairs, CHSCT, médecine du travail...)
-la dimension managériale (hiérarchie)
-la dimension organisationnel (politique, Rex…)

Une version V1 du cahier est prévue pour mi 2013