La cohabitation durable
d'installations industrielles et populations riveraines nécessite
que chaque partie prenante de la sécurité industrielle
(exploitant de l'installation, riverains, élus, ...) comprenne le
point de vue de l'autre et cherche à résoudre les points de
bloquage, lorsqu'ils existent. Différents types de dispositifs de
concertation ont été mis en place progressivement depuis une
vingtaine d'années en France : SPPPI, CLI, CLIS, CLIE, CLIC. Ces
dispositifs locaux rencontrent un succès variable dans
capacité à promouvoir un dialogue entre les parties
intéressées. Deux obstacles sont souvent rencontrés
:
La Conférence Riveraine est une instance novatrice, co-construite avec les riverains intéressés, et s'appuyant sur des principes participatifs partagés par tous les membres (bienveillance, réciprocité) qui s'y engagent au travers d'une charte. Elle implique une 50aine de personnes, dont le Maire de la commune et le Directeur de l'établissement industriel concernée.
Pour un autre point de vue sur le contexte de ces travaux, consulter cet article de Libération.
L’étude consistera tout d’abord à définir des propositions relatives aux conditions de légitimité, d’opérationnalité et de durabilité du fonctionnement de ce dispositif. La structure d’un dispositif sera ensuite élaborée. Celle-ci devant être rapidement opérationnelle, l’étude inclura le suivi des « premiers pas » de la structure citoyenne, dans la continuité de leur démarche accompagnante. Cet accompagnement se fera dans une position d’observation « critique » (observation visant à apporter de la connaissance dans le but d’améliorer le dispositif et non à prendre parti). L’option prise sous l’intitulé de « Conférence riveraine » est celle d’une participation active des citoyens riverains dans le processus de décision sur les politiques liées à la gestion des nuisances environnementales et des risques industriels (organisation et accès à l’information liée à la prévention des risques et nuisances et participation à leur aménagement).
Ce mode d’implication
très participatif suppose l’acceptation d’une forte
exigence en matière de définition des conditions de
construction et de fonctionnement de la concertation. Dans cette
perspective l’étude préalable doit elle-même
répondre à des exigences fortes en matière de
conditions d’exercice de la concertation publique sur les risques et
les nuisances industriels, de méthodologie et de recueil de
données d’informations du contexte d’implantation de la
conférence.
L’étude devrait permettre :
Cette recherche-action sociologique sera conduite par le Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Économique (LISE),UMR CNRS implantée au CNAM de Paris. L’étude et la validation du dispositif s’effectueront sur le terrain de la raffinerie Total de Feyzin et en collaboration avec la Mairie de Feyzin.
