Prise en compte des signaux faibles dans le management de la sécurité: diagnostic sur une raffinerie et un site métallurgique

Résumé du projet

Intitulé du projet

Prise en compte des signaux faibles dans le management de la sécurité: diagnostic sur une raffinerie et un site métallurgique

Mots-clés

Conception, organisation apprenante, évaluation, alternatives, signaux faibles, analyse des évènements

Responsables Scientifiques

TU Delft - Safety Science Group – Floor KOORNNEEF & Andrew HALE
EDF R&D, Département Management des Risques Industriels – Yves DIEN
INERIS – Direction des Risques Accidentels - Jean-Christophe LECOZE & Nicolas DECHY

Résumé de la recherche proposée

Dans le cadre de l’appel à proposition scientifique sur le retour d’expérience, nous proposons aux Industriels partenaires de l’ICSI et au comité scientifique une recherche “longitudinale” du retour d’expérience organisée autour de la confrontation de deux approches complémentaires, menées en parallèle et croisées sur deux terrains d’expérimentation. Les deux types d’approches proposées sont concentrées autour de savoir-faire développés par
deux équipes distinctes :
  1. Une approche fonctionnelle, inspirée de modèles d’apprentissage organisationnel bien souvent issus de démarches de conception organisationnelle mais aussi d’évaluation du fonctionnement des systèmes (méthode d’évaluation qualitative à partir des fondations organisationnelles de l’apprentissage)
  2. Une approche non fonctionnelle, faisant émerger la manière dont les systèmes vivent, à partir d’approches davantage descriptive , partant de l’activité des différents acteurs de l’entreprise (méthode comparative qualitative de type sociologique).

Une activité de positionnement, de confrontation et d’analyse des observations et des résultats des évaluations de terrains menées par les 2 équipes de recherche, animée par l’INERIS et EDF R&D MRI qui ont développé depuis plusieurs années des approches d’évaluation des risques intégrées s’appuyant sur des équipes pluridisciplinaires.

Cette phase de positionnement, de confrontation et d’analyse puis de synthèse visera donc à positionner le cadre méthodologique, les limites, les résultats des 2 approches, à les mettre en dialogue à des fins de compréhension et d’amélioration des systèmes de retour d’expérience, tant en conception/mise en place qu’en description/évaluation.

Parallèlement, les deux équipes engagées dans les enquêtes de terrain bénéficieront à travers cette confrontation et ces échéances d’un enrichissement de leurs approches respectives. En s’appuyant sur les expériences du passé et sur les thèmes identifés dans l’AO de l’ICSI, la recherche proposée par ce consortium s’articulera autour des thèmes principaux suivants jusque là trop peu pris en compte tant par les industriels que par les experts.

La complémentarité des approches nous semble répondre d’une part au souhait de l’ICSI relatif à l’enrichissement des pratiques du retour d’expérience. D’autre part, les travaux de positionnement, de confrontation et d’analyse qui sont proposés permettront une intéraction entre deux approches qui n’a, à ce jour, pas été réalisée. Ce travail sera riche d’enseignements.

Il permettra d’avoir une analyse plus approfondie des complémentarités de deux approches. Par ailleurs, l’intéraction entre les chercheurs et les experts sur leurs approches, et ce dès le départ des recherches, est également interessant pour mieux positionner les limites de chaque approche. Cette proposition permet donc aussi de matérialiser la volonté de l’ICSI de transfert et d’intégration entre les chercheurs et experts.

Le consortium est composé d’équipes ayant déjà entamé des collaborations sur des sujets complémentaires à ceux développés dans cet appel à propositions. Il sera organisé de la manière suivante :

Descriptif Scientifique


Le but du projet est de mieux comprendre le fonctionnement et les limites des systèmes de retour d’expérience actuels. Pour effectuer cette recherche dans ces deux composantes évoquées ci-dessus, la méthodologie proposée consiste principalement à réaliser des enquêtes approfondies sur sites, à partir de démarches différentes mais complémentaires. Elle reposera dans les deux cas sur une approche comparative.

En ce qui concerne l’approche conception/mise en place et évaluation des fonctions de l’apprentissage organisationnel, la méthodologie de terrain proposée est la suivante:
En ce qui concerne l’approche descriptive, la méthodologie de terrain proposée est la suivante : Pour les deux recherches, la dimension comparative soit d’entités industrielles relevant de secteurs identiques, soit d’entités sises dans des pays européens (comparaison internationale) permettra l’élargissement du champ d’expériences et l’ouverture du champ des possibles en
mettant en évidence le contexte d’action.

EDF R&D MRI et l’INERIS ont depuis de nombreuses années mis en place des collaborations et échanges sur le thème du retour d’expérience et de la prise en compte du facteur humain et des organisations dans la maîtrise des risques industriels. Travaillant sur des problématiques similaires, ils ont déjà été confrontés à la mise en oeuvre d’approches différentes et disposent d’une expérience qu’ils proposent de mettre en oeuvre dans cette
recherche.

L’INERIS et d’EDF R&D MRI se chargeront d’analyser les résultats des 2 approches au regard de leur expertise et d’animer la confrontation des enseignements de ces recherches. Leur synthèse s’attachera à décrire les apports, limites et complémentarités des 2 approches dans le but de pouvoir les enrichir en retour. De plus, cette synthèse permettra de fournir des pistes d’actions différentes selon les contextes d’utilisateurs industriels, tant en conception/mise en place qu’en description/évaluation, et ce que ce soit à des fins de compréhension et/ou d’amélioration des systèmes de retour d’expérience.