AO REX : Projet Munier

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Résumé du projet

Intitulé du projet

Apport du retour d’expérience pour la sécurité industrielle: Perfectionnement de la construction des systèmes d’information de données statistiques et de données subjectives pour la gestion des risques.

Mots-clés

Système d’information / Interviews d’experts / Ingénierie du subjectif

Responsables Scientifiques

Bertrand Munier, Professeur des Universités,
Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers-Paris
GRID, UMR 8534 CNRS/ENSAM/ESTP
Maison de la Recherche de l'ESTP
30, Avenue du Président Wilson
94230 CACHAN

Résumé de la recherche proposée

Le projet de recherche vise à comparer l’efficacité des bases de données statistiques et de données subjectives et, le cas échéant, à déterminer pour quels types de risques l’une ou l’autre peut s’avérer la plus efficace.

La finalité pour les industriels sera le perfectionnement de leurs systèmes d’informations pour la gestion des risques grâce au développement de méthodes performantes et documentées de recueil et de traitement de données du retour d’expérience auprès d’employés anciens et expérimentés.

Il nous faudra comparer les méthodes de recueil d’informations et de tests de sujets en laboratoire qui sont applicables en milieu industriel, ainsi qu’analyser les résultats en prenant en compte la gouvernance d’entreprise et l’environnement de l’industrie.

Descriptif Scientifique


Le projet proposé permettrait aux industriels d’améliorer leurs systèmes d’informations pour la gestion des risques et d’améliorer ainsi la fiabilité de la sûreté de fonctionnement.

En terme d’études de terrains, nous envisageons de réaliser des tests expérimentaux in situ, dans les entreprises des plus grands secteurs d’activités exposés aux risques technologiques (chimie, pétrochimie, énergie et transports). Il s’agira d’interroger les employés anciens et expérimentés pour obtenir leurs opinions et leurs estimations de probabilité sur les risques.
A travers ces interviews, nous comparerons les méthodes expérimentales et les autres méthodes qui permettent les interviews d’experts en milieu industriel, notamment celles qui seront évoquées lors du colloque qui se tiendra à Aix en Provence du 20 au 23 juin 2005 et dont le thème est « le jugement d’Expert dans les processus de décision ». Une grande partie des travaux présentés s’appuie sur l’expérience des méthodes fiabilistes de la sûreté de fonctionnement.

En terme de résultats attendus, nous comparerons les distributions obtenues dans le cas des bases de données subjectives et dans le cas des données objectives.
Nous devrons alors déterminer des critères pour savoir si telle ou telle base de données est plus pertinente selon les types de risques à envisager (exemple : recherche des valeurs affectées aux risques extrêmes, stabilité des données). Les résultats seront également analysés et critiqués en fonction des cas des entreprises afin de cerner l’influence de la gouvernance d’entreprise ou encore de l’environnement (notamment réglementaire).

En terme de partenariat de recherche, le GRID est en train de signer une entente de coopération de recherche avec le CIRANO de Montréal. Il est par ailleurs en partenariat avec le DEA 103 de l’Université de Paris-Dauphine, l’IAE de Paris1, l’Ecole Polytechnique de Montréal, l’EBAPE  (fondation Getulio Vargas) à Rio de Janeiro, le « Graduierten Kolleg » de l’Université de Cologne (FRA), le CRITOM de l’Université Bocconi (Milan, Italie), et s’est plus récemment rapproché de la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie.

En termes de partenariats industriels, rappelons que le GRID a obtenu le prix jean-Pierre Lepetit de la meilleure recherche industrielle (EDF) en 1999, à côté de divers prix internationaux.

Travaux antérieurs de l’équipe


Le GRID comprend 14 chercheurs ou enseignants-chercheurs et organise ses recherches selon 4 axes :
  1. Décision dans l’incertain, théorie et expérimentation.
  2. Décision, organisation et management des risques.
  3. Décision stratégique, innovation, organisation industrielle.
  4. Décision intertemporelle.
Le modèle décision – organisation – référence en management des risques développé au GRID après de longues recherches et de nombreuses interventions de recherche-action en entreprise inverse complètement l’ordre de l’étude des manuels. Elle met l’évaluation subjective des hommes au cœur de la gestion des risques. Les recherches ont été conduites à l’aide de techniques et de logiciels développés à cet effet, et celles qui sont menées dans chaque cas spécifique d’entreprise ou d’organisation sont des atouts précieux et fournissent les bases des outils nécessaires à un véritable anthropocentrisme de l’estimation et de l’évaluation des risques.

Le GRID mène également une réflexion sur le thème « technologie et management des risques ». Plusieurs actions relatives à une meilleure compréhension des déterminants des efforts de prévention des risques des industriels ont été menés, et ce, suivant essentiellement deux thèmes.

D’une part, une réflexion a été développée sur la prise en compte de la réglementation des risques par les industriels et sur l’impact que peut avoir sur les comportements l’émergence et le développement de nouveau mode de régulation des risques. D’autre part, le deuxième thème d’analyse repose sur une étude au niveau des stratégies d’entreprise des déterminants des choix de prévention. En effet, nombre d’études ont jusqu’à présent fait état des mécanismes permettant d’évaluer les risques et donc de classer par ordre de priorité et d’efficacité des mesures de prévention des risques susceptibles de conduire à des choix. On peut supposer que les industriels, s’ils n’utilisent pas nécessairement de telles méthodes formalisées, ont, au moment de la prise de décision une réflexion qui revient implicitement au même, mettant en balance les avantages et les coûts de telle ou telle mesure de prévention ou de protection. Or contrairement par exemple au raisonnement fiabiliste, qui vise à maximiser la disponibilité d’un équipement ou d’une installation, la prise en compte du risque associé à une activité industrielle s’attache à comprendre les conséquences potentiellement dommageables d’une défaillance, et implique donc que l’on considère la possibilité de cette défaillance puisse mettre en péril l’activité de l’entreprise. En ce sens, la gestion des risques revêt une dimension stratégique, tout d’abord en ce qu’elle participe à la pérennisation de l’activité de l’entreprise sur le long terme, ensuite parce que la sensibilité croissante des différentes parties prenantes à ce sujet en interdit un traitement purement technique, enfin parce que les enjeux financiers notamment qu’elle recouvre, font qu’elle est susceptible d’avoir un impact majeur sur le création de valeur de l’entreprise.

Quelques publications sur le sujet:

…et de très nombreuses autres publications dans les grandes revues internationales, dans des ouvrages collectifs internationaux, etc. (voir annexe).

Annexe

Autres publications de Bertrand Munier dans le domaine du risque.

Articles publiés dans des revues françaises, avec comité de lecture ; contributions scientifiques à d'autres ouvrages collectifs :

Contributions scientifiques publiees dans d'autres revuess ou Rapports scientifiques :

Articles publiés dans des revues internationales ou/et contributions à des ouvrages collectifs internationaux référés :