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5 clés pour réussir votre programme culture de sécurité à l'international

le 9 avril 2018

Mettre en place une démarche culture de sécurité au niveau national est déjà un projet complexe. Alors, à quoi faut-il penser lorsque votre projet implique plusieurs sites, répartis sur plusieurs pays, voire sur plusieurs continents ? Les aspects interculturels entrent largement en jeu ! Découvrez 5 points clés pour réussir votre projet, commentés par Amel Sedaoui, membre de l’équipe expertise et accompagnement à l’Icsi.

 


#1 - Adopter une attitude humble et interrogative


A.S : « En théorie, les concepts et les fondamentaux en matière de culture de sécurité sont valables et applicables partout. Cependant, il est illusoire de penser que l’on peut porter un projet culture de sécurité de la même manière dans tous les pays, en parler avec les mêmes mots, et importer des manières de faire et des solutions toutes faites. La première chose indispensable dans ce type de projet, est d’avoir une attitude interrogative, humble. Le piège à éviter absolument est de se positionner comme le « sachant » qui explique ce que l’on va faire sans tenir compte de la culture des personnes qui sont en face.

 

 

#2 – Respecter la culture de l’autre


A.S : « Il est important de se positionner dans une dynamique d’ouverture et d’apprentissage de la culture de l’autre : quelles sont les caractéristiques de la culture nationale ? les croyances ? les rituels ? Apprenez quelques mots de la langue, participez aux moments forts des équipes locales même si les pratiques ne font pas partie de « votre » culture… Ce sont des marques de respect des croyances et pratiques locales ! Vous pourrez ainsi mieux vous intégrer, casser les barrières de la langue et générer la confiance… condition sine qua non pour réussir votre projet culture de sécurité !

 

#3 – A chaque contexte, une solution


A.S : « Certaines choses sont valables partout ! Par exemple, quel que soit le pays, un opérateur a besoin de reconnaissance pour bien faire son travail, pour remonter des informations de sécurité ou pour prendre des initiatives. Mais la reconnaissance ne prend pas la même forme selon l’endroit où l’on se trouve ! Il faut adapter les solutions que vous mettez en place, en fonction des pratiques culturelles, des rituels, du cadre règlementaire, etc. »

 

#4 – Un pays, une diversité d’acteurs


A.S : « Lorsque l’on mène un projet à l’international, il est nécessaire de garder à l’esprit que dans un même pays, on peut avoir différents types de personnels, d’attentes, de cultures, et de façons de travailler. Or, faire évoluer la culture de sécurité repose sur la mobilisation de tous les acteurs de l’organisation ! Le besoin d’impulser l’engagement de tous est incontournable pour réussir votre projet culture de sécurité… mais la manière d’y arriver ne sera pas nécessairement similaire en Inde ou en Norvège. »

 

#5 – La culture locale n’est pas le seul élément à prendre en compte


A.S : « Saviez-vous que selon une étude de l’Icsi, la culture locale n’est pas le premier critère influençant la culture de sécurité ? L'étude montre que le facteur qui influence le plus les perceptions en termes de culture de sécurité est le secteur d'activité, devant le niveau hiérarchique et la zone géographique ! La culture de l’organisation est de ce fait prépondérante. Cela est censé vous rassurer ! La culture locale est un critère à prendre en compte, pour faire les choses intelligemment, en respectant les hommes et les femmes avec qui vous travaillez… Mais ce n’est pas un frein ! Au contraire, bien intégré, c’est un facteur clé de réussite ! »

 

Pour aller plus loin :

>> Conviction n°10 – Dounia Tazi – La culture locale n’est pas le facteur d’influence majeur de la culture de sécurité :

>> Mindtools, managing around the world: https://www.mindtools.com/pages/main/newMN_TMM.htm